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Lozère
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Agri - Agro
| 18/03/2013

Une société du Lot-et-Garonne intéresse Lozère Développement

Une société du Lot-et-Garonne en partie déménagée en Lozère ? C’est en tout cas la possibilité qu’étudient de très près Lozère développement, agence de développement économique de la Lozère, et ses partenaires (CCI, Invest Sud de France, Direccte, Département de Lozère). La cible : Biopress, une société basée à Tonneins dans le Lot-et-Garonne, l’une des plus grosses production d’huiles bio en France à partir de graines de soja, tournesol et colza, qui réalise un CA de 8,5M€ et emploie 26 personnes. L’entreprise traverse des difficultés, et Lozère développement y voit un potentiel de développement pour son territoire : « Nous avons identifié des synergies possibles entre l’activité de Biopress et des entreprises déjà présentes en Lozère, indique Guillaume Lathuilière, chargé de projet à Lozère Développement. Les contacts que nous avons avec ces entreprises nous permettent d’envisager une reprise partielle, voir totale de l’activité de Biopress. » Une entreprise serait ainsi intéressée par les tourteaux, une autre par la trituration de la graine de soja, deux résidus que produit l’activité d’huilier. Reste à trouver pour que l’offre de reprise soit valable un acteur déjà présent sur la commercialisation de l’huile. Et c’est là que le bât blesse : pour l’heure, aucune entreprise approchée par Lozère Développement ne s’est montré intéressé par le projet. « Nous nous sommes donnés jusqu’à fin mars pour aboutir, ajoute Guillaume Lathuilière. Au-delà, la société devrait passer devant le tribunal de commerce et les chances de notre projet se réduiraient fortement. Pour Biopress, ça ne serait pas non plus une bonne opération : on estime sa valeur nette patrimoniale à plus de 2 M€. Devant le tribunal de commerce, elle risque d’être bradée à un gros du secteur. »
L’intelligence économique au service de la Lozère
Cette stratégie de veille économique mise en œuvre au sein de Lozère Développement n'est pas commune. Si le projet abouti, ce serait même une première opération de ce genre réussie par l'agence de développement. Pour le responsable, Sébastien Oziol, elle est indispensable : « En Lozère, on a très peu de projets dit « green field », c’est à dire qui se montent à partir de rien. Pour générer de la valeur économique, nous devons nous appuyer sur des entreprises existantes. Et ici, il faut aller les chercher à l’extérieur de nos frontières administratives. C’est d’ailleurs une tendance dans le développement économique : on se rend compte que de plus en plus de projets se construisent autour de plusieurs partenaires. » Pour Lozère Développement, le potentiel de Biopress est indéniable. La Lozère a l’avantage de lui offrir une situation géographique plus stratégique que celle occupée actuellement, et les éventuels partenaires des débouchés afin de rendre l’activité plus rentable. Ce projet pourrait ne pas aboutir. Alors, la veille économique se poursuit avec toujours le même objectif : maintenir et créer de la valeur économique en Lozère : « C’est fini le temps où l’on vantait le bon air de Lozère pour attirer les entreprises, conclut Guillaume Lathuilière. Aujourd’hui, les seuls arguments qui vaillent sont économiques. Et nous avons des atouts indiscutables. »
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