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Béziers : Raymond Couderc candidat à sa propre succession
Le sénateur-maire UMP de Béziers Raymond Couderc a indiqué, lors d’un déjeuner avec la presse, ce midi, à Béziers, qu’il serait candidat à sa propre succession aux prochaines élections municipales à Béziers, en 2014. Âgé de 66 ans, l’élu s’est refusé à dire s’il s’agirait, en cas de réélection, de son dernier mandat. « Tout dépendra de mon état physique et intellectuel et de mon envie », a affirmé Raymond Couderc, qui a ajouté qu’il n’annoncerait, le cas échéant, son retrait de la vie politique que « peu de temps à l’avance », et qu’il partirait « après avoir préparé soigneusement (sa) succession ». Raymond Couderc présentera en 2014 une liste renouvelée « de moitié », avec un premier adjoint « disponible ». Élu maire pour la première fois en 1995, Raymond Couderc avait été réélu dès le premier tour, en 2001 et 2008.
Ménard sur les traces de Collard
Interrogé sur ses adversaires, la gauche, divisée, n’ayant pas encore désigné son candidat, Raymond Couderc a estimé que l’ancien président de Reporters sans frontières, Robert Ménard, qui a annoncé sa candidature, avait dû, selon lui, « se laisser emporter par l’exemple Collard », avocat élu député dans le Gard sous l’étiquette du FN. Pour le maire sortant, l’espace politique de l’ancien journaliste de Radio France Hérault est « extrêmement restreint » : « il se veut ni à droite ni à gauche, tout en entretenant des liens privilégiés avec des membres du FN et de la droite identitaire ». Selon Raymond Couderc, le FN devrait recueillir « 15 à 20 % des voix » aux prochaines élections municipales.
Domergue ou Dumont à Montpellier
Interrogé sur les élections municipales à Montpellier, le maire UMP de Béziers a indiqué qu’il n’y avait, selon lui, que « deux candidats susceptibles de tirer la liste : Jacques Domergue, qui serait le meilleur, et Christian Dumont ». Il ne croit pas à l’hypothèse d’un candidat parachuté : « les Montpelliérains, c’est une caste particulière. C’est un milieu très fermé, de gens très fiers d’eux-mêmes ». Raymond Couderc a, par ailleurs, apporté un soutien inattendu à la maire PS de Montpellier, Hélène Mandroux, très décriée dans son propre camp : « Ils y vont un peu fort », a-t-il estimé, à propos des détracteurs de la maire sortante, qu’il qualifie de « malheureuse ». « Ce sont des gens qui ont été à ses côtés pendant longtemps, qui ont porté ses projets, et qui disent aujourd’hui qu’elle ne fait pas l’affaire. Mais il y a longtemps qu’ils auraient dû s’en apercevoir. Quand on est dans un camp, on assume ses amis ».
Bourquin/Couderc : rendez-vous manqué
Le maire et président de l’Agglo de Béziers a regretté de ne pas avoir pu rencontrer le président de Région, Christian Bourquin, depuis son élection en novembre 2010. « Mon directeur de cabinet, Olivier Berlioux, appelle régulièrement le sien. Mais il obtient des réponses dilatoires : c’est prévu. Ça fait déjà plusieurs années que c’est prévu ! ». Raymond Couderc en viendrait presque à regretter Georges Frêche : « Il recevait une fois par an les présidents d’agglos. J’ai dû le rencontrer trois ou quatre fois. Ça ne servait pas à grand chose, mais on se voyait. Il retenait un ou deux projets sur lesquels il venait, pour dire qu’il faisait quelque chose. Maintenant, les subventions de la Région, c’est 150 K€ par an ! » Raymond Couderc se dit « tout à fait d’accord » pour faire entrer de la Région au sein du syndicat mixte qui gère l’aéroport de Béziers. « Mais ça doit faire l’objet d’une discussion, d’une négociation. Les agglos de Béziers et Hérault Méditerranée et la CCI ont investi lourdement dans cet outil. » Selon lui, l’aéroport a « atteint un palier » en termes de fréquentation (230 000 passagers), et « n’ira pas beaucoup plus haut ».










