Pyrénées-Orientales
Institutions
Agglo de Perpignan : un budget de relance avec 106 M€ d’investissements

Les élus communautaires de l’agglomération de Perpignan ont voté, ce 27 mars, un budget consolidé 2013 de 492 M€, dont 106 M€ (+ 6 %) consacrés à l’investissement. Sur ces derniers, 43,8 M€ sont inscrits au budget primitif (204 M€). Parmi les investissements envisagés : 7,5 M€ consacrés aux transports, 7,1 M€ pour les déchets, 21,6 M€ aux zones économiques et à l'immobilier d’entreprise… 4,5 M€ consacrés à l’habitat devraient générer plus de 60 M€ d’investissements. Jean-Paul Alduy, le président de l’agglomération, qui avait déjà « choisi en 2012 d’investir contre la crise », poursuit sa démarche en 2013. « Le vote de ce budget est une prise de risque. C’est un authentique plan de relance dans une période où on parle de rigueur, de hausse d’impôt. »
Hausse de la dette
Sa démarche consiste à prioriser l’investissement au profit du tissu économique local, en partie financé par l’emprunt (39,9 M€). « C’est une dette active qui crée de la richesse », souligne-t-il, en précisant que l’institution « maintient sa fiscalité pour ne pas entamer le pouvoir d’achat des ménages. » Seul le taux du versement transport évolue car « nous avons planifié le développement de l’offre de transport en commun », explique le président. Conséquence du choix budgétaire : la hausse de la dette (+ 20 % en 2012). « J’assume le risque de l’endettement, que je crois incontournable pour la cohésion sociale du territoire », argue-t-il, en ajoutant que l’investissement doit être source de développement économique et d’emplois. Après l'allongement, en 2012, sur une courte période, des délais de paiement, Jean-Paul Alduy a voulu rassurer les entreprises. « Nous avons reconstitué notre fonds de roulement à 35 M€, soit 1,5 mois de paiement, ce qui nous permettra de respecter les délais de paiement pour les entreprises. »
L’agence de développement économique : le levier
Il compte sur l’agence de développement économique, bientôt en ordre de marche, pour « répondre au besoin d’une croissance exogène pour compenser le manque de croissance endogène. C’est le moment d’attirer les entreprises par le TGV et de participer à la mutation de l’appareil productif qui s’accélère au national et international. » Il ajoute : « Elle devra aussi savoir exploiter la notoriété des entreprises culturelles et sportives du département. » Une démarche pointée par Jean Vila, le maire de Cabestany et vice-président de l’agglomération, qui y voit un moyen détourné de subventionner des structures sportives et culturelles, hors des compétences de l’agglomération.










