Fil infos

Gard
|
Transports - Logistique
| 14/05/2013

240 M€ de retombées économiques grâce à l’aéroport de Nîmes

L’aéroport de Nîmes représente un impact économique de 240 M€, selon une étude dévoilée ce matin par la CCI de Nîmes. Sur ces 240 M€, 90,5 M€ représentent le chiffre d’affaires généré par les entreprises, 39,4 M€ pour la Base de Défense et le Régiment du train, 59,6 M€ d’impact indirect (salaires, fournisseurs locaux, collectivités locales), et 50,5 M€ d’impact induit. Les entreprises présentes sur l’aéroport emploient 600 personnes (dont 320 pour Sabena Technics FNI, 110 pour le Groupement d’hélicoptères de la sécurité civile, 50 pour Lavalin, et 43 pour AVdef), la zone militaire 1 460 personnes. « On pensait que le départ de la base aéronavale pèserait économiquement. La base de défense a compensé, voire dépassé nos espérances au niveau économique », commente le président de la CCI, Henry Douais. Concernant le CA réalisé par les entreprises (90,5 M€), 78 M€ dépend de l’aéroport, et 79,5 M€ est généré par la Défense, ou par des organismes publics. 23,3 M€ de ce CA bénéficie aux salariés, aux fournisseurs et aux collectivités locales, dans un rayon de 50 km.

Atouts et faiblesses
Parmi les atouts de l’aéroport : « sa situation stratégique, et un bassin d’emploi riche en compétences dans le secteur aéronaval ». Henry Douais a également rappelé les opportunités, avec l’aménagement, à proximité, par l’Agglo de Nîmes-Métropole, de l’Actiparc Mitra, et le transfert des Canadairs de Marignane vers Garons à l’horizon 2016. En revanche, l’aéroport a aussi des faiblesses : les aménagements « vieillissants » de la zone d’activités, un nom (Nîmes Alès Cévennes Camargue) peu propice à la communication, et la présence d’une seule compagnie aérienne régulière, Ryanair. « Des contacts sont en cours pour l’arrivée d’une nouvelle compagnie en 2014 », a affirmé la directrice de l’aéoroport, Lilian Bruguier. Parmi les menaces pesant sur l’aéroport : le déclin du trafic aéroportuaire, la mono-spécialisation de la zone d’activités qui « entraîne une dépendance aux marchés de la Défense », et la conjoncture macro-économique mondiale.
Élu à la CCI de Nîmes, et membre du Ceser, Jean-Louis Bouscaren a, pour sa part, exprimé un avis plus tranché sur l’avenir de l’aéroport de Nîmes : « Les aéroports de Montpellier sont à moins d’une demi-heure de distance. La concurrence entre Montpellier et Nîmes ne profite qu’à Ryanair. Pourquoi ne pas transférer le trafic passager sur l’aéroport de Montpellier, qui deviendrait l’aéroport de Montpellier-Nîmes, et faire de Nîmes un aéroport exclusivement consacré au fret ? Nîmes a une carte à jouer par rapport à Marseille, s’il se positionne aujourd’hui sur le fret. » Selon Jean-Louis Bouscaren, le trafic potentiel, de l’ordre de 150 000 t, créerait 1 500 emplois.
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie