Pyrénées-Orientales
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Loi sur l’enseignement supérieur : l’UPVD monte au créneau
Le congrès des trois conseils centraux de l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD) a adopté à l’unanimité, ce 16 mai, une motion visant à s’opposer en l’état au projet de loi relatif à l’enseignement supérieur et à la recherche (présenté le 20 mars), qui doit être voté le 28 mai prochain à l’Assemblée nationale après un débat du 22 au 25 mai (limité à 30 heures).
Contre des formes uniques de coopération
Alors même que Fabrice Lorente, le président de l’UPVD salue l’unité du congrès des conseils centraux (90 élus), il dénonce « un calendrier contraint et accéléré » et s’interroge sur les objectifs de l’article 38. En effet, le projet de loi impose deux formes uniques de coopération possibles : la fusion des établissements et le regroupement qui peut prendre la forme d’une participation à une communauté universitaire d’établissement ou d’un rattachement à un seul établissement désigné par l’Etat. « Nous demandons une logique fédérale ou confédérale pour les établissements qui le souhaitent pour mener des politiques choisies, cohérentes et partagées » souligne le président de l’UPVD en rappelant au passage que « le PRES régional Sud de France (adopté en juillet 2012) commence à être opérationnel. »
Contre le contrat unique de site
La motion dénonce aussi le contrat unique pluriannuel d’établissement conclu entre le Ministère de tutelle et les établissements regroupés. « Nous demandons la suppression de cette référence, car elle va à l’encontre du principe d’autonomie des universités, note le président. On se trompe de débat qui n’est que comptable. Aujourd’hui, il est plus important d’agir pour être plus compétitif, attractif notamment dans la recherche plutôt que de penser à des restructurations inadaptées. » C’est pourquoi, la motion demande aussi l’intégration de la proposition 79 concernant le développement des d’initiatives transfrontalières issues des Assises nationales de l’enseignement supérieur et de la recherche, que le budget consacré à l’enseignement supérieur et à la recherche soit une priorité, une planification pluriannuelle des crédits alloués pour compenser le transfert de la masse salariale, de repenser le système de répartition des moyens alloués aux universités.
Appui des élus
« Le sens de cette motion ne s’adresse pas qu’à l’UPVD c’est enjeu national » déclare le président qui s’interroge sur le coût et les gaines générés par cette nouvelle loi. Le président de l’UPVD a mobilisé les élus des territoires sur lesquels elle est présente (P.-O., Aude, Lozère). « A ce jour, nous avons eu des échanges nourris avec le député Jacques Cresta qui a proposé une question écrite et va déposer un amendement à l’assemblée » souligne le président qui s’assure aussi de l’appui du Conseil général et de la Ville de Perpignan qui a réagit immédiatement en conseil municipal qui s’est tenu l’après-midi même. Selon le président de l’UPVD, l’Université Montpellier 2 a aussi produit une motion, comme d'autres universités. Des appels à la grève sont lancés au plan national, notamment par les IUT.










