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Agri - Agro
| 17/06/2013

200 postes de saisonniers toujours à pourvoir chez Conserves France

Pôle emploi Vauvert y travaille depuis de nombreuses semaines. Pourtant il reste toujours quelque 200 postes de saisonniers à pourvoir à l’usine gardoise (Vauvert) de Conserves France*, entreprise agroalimentaire spécialisée dans le fruit et qui commercialise notamment sous la marque Saint Mamet. « Nous sommes en recherche permanente, indique Carine Nicolau-Guillaumet, DRH. Mais il n’y a pas d’inquiétude : nous avons jusqu’à mi-juillet pour rentrer tous les saisonniers dont nous avons besoin. Une équipe dédiée reçoit en ce moment 30 à 40 personnes par jour. » Au pic de la saison, ils seront 600 à prêter main forte aux 123 salariés permanents de l’usine de Vauvert.
Des caristes espagnols pour pallier la pénurie
Les postes à pourvoir en priorité : ouvrier de fabrication, palettiseur ou encore cariste. Dans ce domaine, la pénurie est telle que 40 Espagnols vont être recrutés directement dans leur pays, par une autre filiale du groupe. « Nous avions déjà procédé ainsi l’an dernier, devant la pénurie de main d’œuvre qualifiée pour ce poste particulier, explique Michel Ferrari, directeur d’exploitation de Conserves France. Nous avons besoin de personnes avec un peu d’expérience pour ce poste, parce qu’autrement c’est comme mettre quelqu’un qui vient de passer son permis sur un circuit de Formule 1. » « Cariste est un métier très demandé, notamment sur ce bassin d’emploi, renchérit Caroline Riffard, directrice de Pôle emploi Vauvert. On en forme, mais jamais assez. Il y a une chasse à la prime dans les entrepôts logistiques ». Dur alors pour Conserves France de retenir des salariés saisonniers à qui l’on va proposer un contrat plus long... ou mieux payé. Surtout sur un bassin d’emploi qui concentre d’autres grandes entreprises, comme Perrier et Royal Canin. Pour Michaël Lorcy, directeur du site, les caristes espagnols se sont aussi montrés très motivés, ce qui a conduit à renouveller l’opération. Michel Ferrari veut toutefois prévenir la polémique : « Attention, on ne fait pas du dumping social, ces gens sont recrutés avec des contrats de travail français et hébergés décemment chez nos partenaires agriculteurs. »
20 à 30 % de turn over
Conserves France doit aussi faire face à un turn over impressionnant, entre 20 et 30 % au cours de la saison. Un souci qu’il faut anticiper. « Le 14 juillet, il y a la fête votive. Certains oublient de venir travailler après une soirée bien arrosée, et puis on ne les revoie plus. La stabilité est beaucoup plus importante dans notre usine de Villeneuve-sur-Lot », constate Michaël Lorcy, qui dirige les deux usines. Les conditions de travail, pas toujours évidentes, avec un travail en 3/8 et 6 jours sur 7, dans le bruit et la chaleur, peuvent certainement aussi expliquer une partie des désistements, malgré les séances d’explication en amont que procure Pôle emploi. Des aléas que l’usine de Vauvert rencontrent chaque année et qui ne l’empêchent pas de faire réaliser à Conserve France plus de 100 M€ de CA par an.

Légende : Michaël Lorcy, directeur des sites de Vauvert et de Villeneuve-sur-Lot, devant un caisson de cerises, à l'endroit où ils sont réceptionnés, avant leur mise en boîte ou leur transformation.
*Siège à Nîmes, CA 2011-2012 : 172M€, filiale de Conserve Italia. Conserve France emploie 698 salariés dont 438 plein temps et 260 saisonniers en moyenne, dans 3 usines, dont celle de Vauvert : 123 permanents. Le siège nîmois compte 90 salariés.
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