Fil infos

Pyrénées-Orientales
|
Justice
| 18/06/2013

Caserne de Perpignan Sud, les entreprises déboutées en référé

Le juge du tribunal administratif de Montpellier a débouté, ce 18 juin, les entreprises Fondeville, Durand&Fils, Isolation thermique acoustique du Roussillon et S3C qui avaient porté un référé à l’encontre de l’attribution de certains lots, notamment à une entreprise espagnole pour 2,5 M€ (2, 11, 12, 14), concernant le marché de travaux de la caserne de pompiers au sud de Perpignan. Les travaux, qui représentent un investissement total de 10 M€, vont démarrer mi-juillet pour une durée de 18 mois. « Sur les 24 lots de ce marché, quatre ont été contestés. L’ordonnance du juge du tribunal administratif de Montpellier a débouté les entreprises et les a condamné à payer 800 € de dédommagement », indique Hermeline Malherbe, présidente du conseil général des P.-O., lors d’une conférence de presse en présence de Marcel Mateu, vice président du SDIS et du conseil général des P.-O. et du Colonnel Salmazou. Elle rappelle que, sur 24 lots, 20 ont été attribués à des entreprises françaises et locales, comme RPO (Pia) qui a été attaquée.
Le chantier sera suivi
« Même si l’entreprise espagnole a été choisie grâce à ses notes technique et financière à travers son dossier, nous resterons vigilant sur le suivi du chantier », indique la présidente du conseil général, qui entend toujours veiller à favoriser l’emploi local. « D’ailleurs, il y a dans le marché du gros œuvre une clause qui prévoit l’achat de matériaux comme le béton auprès d’entreprises locales », argumente-t-elle. La présidente de l’institution s’insurge contre le fait que le conseil général a été attaqué, alors que « le conseil d’administration du SDIS, c’est en partie des élus du conseil général et des communes, dont le maire de Perpignan, qui a signé lors de la commission d’appel d’offres, je le rappelle au passage. » Pour l’élue, « ils se sont trompés d’adversaires et de combat. En tant qu’élus du conseil d’administration du SDIS, nous avons respecté la loi. La solution est d’aller vers une harmonisation des lois sociales et du travail de l’Europe. Sur ce point aucun député européen n’a été sollicité. » L’élue confirme malgré tout vouloir « garder la porte ouverte au secteur du bâtiment. »
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie