LNMP : l'Etat exclut une mixité totale de la ligne
Le projet serait donc à moitié mixte (de Montpellier à Béziers) et à moitié dédiée uniquement à la grande vitesse (de Béziers à Rivesaltes). « La section de la mixité reste ouverte sur la section Rivesaltes-Le Soler », précise Edouard Parant (photo ci-contre), chef du projet LNMP à Réseau Ferré de France (RFF), lundi lors d'un point presse.
Il n'y a désormais plus qu'une seule option de passage entre Narbonne et Perpignan, à l'intérieur du territoire, dans les Corbières. La ligne passerait « sur les hauteurs, ce qui n'est possible qu'avec une ligne uniquement voyageurs », ajoute Edouard Parant. Par rapport à une traversée mixte de l'Aude, l'économie se chiffre à « plusieurs centaines de millions d'euros, voire davantage ».
Les études redémarrent plein pot
Frédéric Cuvillier valide par ailleurs le projet de créer deux gares nouvelles, à terme, à Béziers Est et Narbonne Ouest. « Les études devront être approfondies pour permettre de localiser précisément l'implantation des gares au terme d'une analyse multi-critères portant sur les coûts, les fonctionnalités, l'exploitation ferroviaire, l'impact sur l'habitat et les enjeux environnementaux », indique la lettre adressée par le ministre à Jacques Rapoport, président de RFF. « Le projet renaît », glisse Edouard Parant, dont l'équipe va désormais s'atteler à la définition d'un tracé (100 à 200 mètres de large). Depuis 14 mois, et la réunion du dernier comité de pilotage (8 octobre 2012), RFF attendait cette décision ministérielle, lui donnant le feu vert pour continuer les études préalables à l'enquête publique. En 2013, l'équipe LNMP aura réalisé « des études avec les chasseurs et les pêcheurs, inventorié les zones humides et la biodiversité des berges ».
Le tronçon Montpellier-Béziers prioritaire
L'objectif d'une enquête publique à l'horizon 2016-2017, annoncé hier à Perpignan par Christian Bourquin, président de la Région L.-R., est « techniquement réalisable pour RFF, mais nous ne sommes pas les seuls à décider, et il y aura des étapes obligatoires, comme des concertations à mener, et le comité de pilotage à réunir à nouveau à plusieurs reprises », souligne Christian Petit (RFF L.-R.). Un observatoire de la saturation ferroviaire va être mis en place par le préfet de région, pour lancer plus tôt que prévu d'éventuels premiers travaux de projets classés en « seconde priorité » (après 2030) par la commission « Mobilité 21 ». Face à la raréfaction des sources de financement, le ministre Cuvillier demande à RFF « d'étudier les possibilités d'un phasage fonctionnel de l'infrastructure, depuis Montpellier et dans la continuité du projet de contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier ». En clair : en cas de réalisation séquencée, le tronçon Montpellier-Béziers serait construit en premier.










