Réforme territoriale : Bourquin dit "non" à Valls
Christian Bourquin, président de la Région L.-R., a clairement affirmé, vendredi matin en ouverture de séance plénière, sa volonté de maintenir intact le périmètre du L.-R., après que le Premier ministre Manuel Valls a annoncé son intention d’abaisser le nombre de régions de 22 à 11 en France métropolitaine.
« Notre taille est la bonne, a déclaré Christian Bourquin. Découper pour découper n’a pas de sens. Ce n’est pas comme ça qu’on fera avancer la France. Donnons du sens aux choses. Je regrette que l’annonce se fasse avant le débat. Si le débat, c’est ‘il y a un découpage et c’est tout', ma réponse est claire : c’est non. »
Le président de l’exécutif a ajouté : « des régions veulent s’unir ? (allusion à la conférence de presse commune des présidents des régions Franche-Comté et Bourgogne, NDLR) ? Qu’elles s’unissent ! Les autres attendront. »
« Nous n’avons pas créé de désert autour de la capitale régionale »
Pour Christian Bourquin, le L.-R. se suffit à lui-même. Il a pour cela rappelé l’attractivité démographique du territoire, le dynamisme en termes de création d’emplois (« 30 000 entreprises s’installent chaque année en L.-R. ») et une résistance à la hausse du chômage – même si celui-ci est très élevé, à près de 15 %. L’entité L.-R., d’après lui, « se forge sur le XXIe siècle », avec, par exemple, des pôles de compétitivité à vocation mondiale (eau), le Parlement de la Mer, la marque Sud de France. « La force de cette région, c’est qu’elle n’a pas créé de désert autour de la capitale régionale. Ailleurs, il y a des capitales régionales entourées de territoires vidés de sens. » Le nom de Toulouse, capitale pressentie pour « absorber Montpellier » dans un grand ensemble, n’a pas été cité, mais a été compris par tout l’hémicycle.
Une ouverture vers l’Auvergne n’est cependant pas exclue : « Si on peut aider l’Auvergne, et lui offrir une ouverture sur la mer, qu’elle n’a pas à ce jour... »
Concernant la suppression de la clause de compétences générales, Christian Bourquin a déclaré : « Qu’ils le fassent. Personne n’avait osé le faire jusqu’à présent. Ce n’est pas un souci. On nous donnera une mission, et on saura la remplir. »










