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Transports - Logistique
| 20/05/2014

Trafic bois sur le port de Sète : comment surmonter la baisse liée à l’embargo sur le Libéria

- 74 % de grumes importées en huit ans : l’un des principaux trafic forestier du port de Sète est en forte chute, passant cette année sous la barre des 10 000 tonnes, au lieu de 38 550 tonnes en 2006. « Sète a perdu trois scieries, soit un volume de près de 5 000 m3 par mois », confirme Jean Baudrand, responsable commercial de Bois tropical du midi (5,5 millions d’euros de CA en 2013).
« L’embargo imposé au Libéria en 2003, pays exportateur du Niangon, essence très prisée par les menuisiers du sud de la France, est en partie responsable de cet effondrement », selon Arnaud Rieutort, directeur commercial du port. À cela s’ajoute « la montée en puissance de l’Asie et le développement de la conteneurisation des bois, souligne Jean Baudrand. Faute de lignes régulières de conteneurs à Sète, les armateurs s’orientent vers d’autres places portuaires, comme Marseille, Fos-sur-Mer, Nantes, La Rochelle. »

Pâte à papier

À contrario, l’import de pâte à papier, trafic historique pour le port sétois, a connu un rebond depuis le début de l’année. Il correspond à l’arrivée d’un nouveau trafic du Chili. « Une nouvelle papeterie s’est créée en 2013 à Annonay (Ardèche), explique Loïc Texier, responsable de Sea-Invest. Il est plus facile de transiter par Sète. »
Pour porter cette évolution et contrer la perte des grumes, la Région mise sur l’importation de biomasse et le bois à l’exportation. « Le bois de pays représente un marché global de 60 000 m3 par an », souligne Arnaud Rieutort. Une opportunité pour le port de Sète, bien placé entre forêts du nord de l’Afrique et Massif Central.
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