LNMP : le tracé soumis à concertation et un "Monsieur Financement" bientôt nommé
Le projet de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (en cours d’études) fera l’objet de deux phases de concertation, en vue d’arrêter un tracé fin 2015 et d’obtenir une DUP fin 2016, a indiqué mercredi Pierre de Bousquet, préfet de région, suite à un comité de pilotage coprésidé avec Damien Alary, président de la Région L.-R.
Réseau Ferré de France (RFF), maître d’ouvrage du projet, organisera cinq réunions en novembre en L.-R., auprès des élus locaux. Puis, au printemps prochain, après les élections cantonales, une quinzaine de réunions est prévue, auprès des habitants.
« Le tracé soumis à la concertation s’écarte à certains endroits du tracé historique (arrêté au début des années 90, NDLR), du fait de l’évolution de la réglementation (hydraulique, respect de la biodiversité, insertion paysagère...), mais somme toute assez peu », a déclaré Karim Touati, directeur régional de RFF.
Le prochain comité de pilotage se réunira le 17 juin 2015.
Maîtrise des coûts
En période budgétaire contrainte, Damien Alary a insisté sur la nécessaire « optimisation des investissements ». Pierre de Bousquet a appelé à une « sollicitation vigoureuse des fonds européens pour cette opération, le maximum que l’Europe puisse mettre s’élevant à 40 % du montant des travaux ».
« Pour porter le dossier au plus près de l’Europe, j’ai proposé que le ministre des Transports nomme un ‘Monsieur Financement’. Cette proposition a été acceptée par les membres du comité de pilotage, a déclaré Damien Alary. On ne peut pas continuer à avancer longtemps si on n’a pas une idée plus précise des financements des uns et des autres. En cas de difficulté de financement, le projet peut ne plus être prioritaire (aux yeux de Bruxelles et de Paris, NDLR). »
Damien Alary se veut « vigilant sur le calendrier, la Région L.-R. étant le principal financeur des études de ce projet. Il ne faut pas se louper. Il faut mobiliser 6,5 Md€, mais l’objectif de 2020 est encore tenable. Le récent Sommet des Villes pour la grande vitesse, à Gerone (et qui se déroulera à Montpellier en 2015) a montré un fort consensus franco-espagnol, une volonté d’aboutir. Tout le monde sera donc autour de la table. C’est cette ligne qui sauvera l’économie de la région, tout le monde est d’accord là-dessus. »
Il n’a pas avancé de chiffre sur un niveau de contribution de la Région. « Ce n’est pas parce qu’on a mis 20 % sur le contournement de Nîmes et Montpellier (400 M€, sur un total de 2 Md€) qu’on participera à la même hauteur sur la ligne Montpellier-Perpignan. » Et le préfet de conclure par une allusion au projet de fusion avec la Région Midi-Pyrénées : « La Région est puissante, peut-être sera-t-elle puis puissante demain. »
Photo HV : Damien Alary, président du conseil régional, Pierre de Bousquet, préfet de région, et Karim Touati, directeur régional de RFF










