Carte des Régions : le Sénat vote pour un L.-R. indépendant, l’Assemblée nationale aura le dernier mot
Les sénateurs ont repoussé jeudi soir par 217 voix contre 123 la fusion Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées prévue par l’Assemblée. Ils ont confirmé jeudi leur souhait d’une France à 15 régions au lieu des 13 voulues par le gouvernement et l’Assemblée nationale – l’Alsace devant être, d’après eux, extraite du bloc Lorraine-Champagne-Ardenne. Le Sénat a basculé à droite fin septembre.
Grand et Courteau pour la fusion
« L’addition des forces favorisera le développement harmonieux des territoires et notamment économique en constituant un bloc de six millions d’habitants, et le douzième PIB européen, basé sur la complémentarité entre Toulouse et Montpellier et la Méditerranée », a plaidé Roland Courteau (Aude, PS). Pour Jean-Pierre Grand (Hérault, UMP), également partisan de la fusion, « rien ne justifie que le Languedoc-Roussillon reste une région isolée au moment où les autres fusionnent ». Mais il n’a pas été suivi par ses collègues UMP qui ont voté contre, ainsi que les centristes et à gauche les communistes et le RDSE (à majorité PRG). Seuls les socialistes et les écologistes ont voté pour.
Pour Jean-Pierre Raffarin, « ce débat est décevant. Le Sénat donne le sentiment que nous sommes tournés vers nos égoïsmes territoriaux. On était partis pour faire une carte et chacun veut faire la sienne », a -t-il lancé. Non sans tacler au passage le gouvernement. « C’est parce qu’il n’y a dans ce projet ni vision ni autorité ».
La carte votée par le Sénat sera à nouveau soumise à l’Assemblée nationale, qui aura le dernier mot, et pourrait (devrait) revenir à sa version de 13 régions. «Nous avons besoin de clarté et (...) la carte votée à l’Assemblée a ce mérite», avait souligné mardi le Premier ministre dans une déclaration avant le début de l’examen du texte.
Avec AFP










