L’économie régionale toujours portée par l’industrie
L’activité économique régionale a été « principalement soutenue par l’industrie » en février dernier, résume la Banque de France Occitanie dans sa dernière enquête mensuelle de conjoncture. Dans les services marchands, les courants d’affaires « ont reculé sous l’effet des conditions météorologiques défavorables dans le transport et l’hébergement », comme dans le bâtiment, où le niveau d’activité est resté faible. Globalement, les effectifs sont « demeurés stables », poursuivent ses auteurs. « Dans un contexte un peu plus inflationniste que les mois précédents, les prix des matières premières industrielles ont augmenté et n’ont été répercutés que partiellement sur les tarifs de vente », souligne aussi la Banque de France.
Trésoreries dégradées
À l’inverse, les prix finaux sont demeurés plutôt stables dans le bâtiment et les services marchands. Les situations de trésorerie se sont globalement dégradées, « hormis dans la chimie, les équipementiers électroniques et l’ingénierie ». En mars, une progression de l’activité est anticipée dans l’ensemble des secteurs, « sans impact notable » sur les effectifs, alors que les prix tendraient à se stabiliser. « Le conflit au Moyen-Orient constitue toutefois un point d’attention sur les approvisionnements en termes de disponibilité, de prix et d’incertitude », souligne par ailleurs la Banque de France en évoquant les perspectives économiques régionales. Par secteur, l’activité a progressé dans la majorité des grandes branches industrielles hormis dans l’agroalimentaire, les effectifs sont restés stables et les trésoreries fléchissent légèrement. « Les carnets de commandes sont jugés satisfaisants sauf chez les équipementiers électriques et électroniques », indique cette étude, précisant que l’activité industrielle devrait poursuivre sa croissance au mois de mars et que les effectifs et les prix « évolueraient peu ». Dans les services marchands, l’activité s’est repliée en raison de difficultés ponctuelles de certaines filières, en particulier les conditions météorologiques défavorables dans le transport et la restauration. Les niveaux d’emploi et les prix sont restés proches de ceux observés en janvier et les trésoreries se sont légèrement contractées. « Après cette phase de ralentissement, la majorité des secteurs prévoirait un regain d’activité en mars, anticipe la Banque de France. Toutefois, l’incertitude économique globale inciterait les entreprises à freiner leurs recrutements ainsi que leurs revalorisations tarifaires. » Enfin, dans le BTP et « en dépit de conditions météorologiques défavorables, l’activité s’est tout de même redressée » et les prix se sont maintenus. « Compte tenu des tensions de recrutement persistantes, les effectifs ont légèrement progressé dans le gros œuvre, anticipant une reprise de l’activité, indique la Banque de France. Avec une concurrence renforcée par l’atonie de la demande publique dans le contexte des municipales, les carnets de commandes restent étroits. » Dans les travaux publics, l’activité a progressé au dernier trimestre 2025 avec un recours à l’intérim plus soutenu, « et ralentirait au premier trimestre 2025 en raison du contexte pré-électoral ».











