Mecano ID va construire une nouvelle usine dans le parc d’activité Les Portes du Tarn
La société toulousaine Mecano ID, spécialisée dans les structures spatiales, projette de faire construire une usine de 8 000 m2 au sein du parc d’activité Les Portes du Tarn, pour une mise en service prévue en 2029, indique à La Lettre M Adrien Mir, DG. « C’est l’investissement le plus important de notre histoire, souligne le dirigeant de la société de 95 salariés, qui vise 7,5 M€ de chiffre d’affaires cette année, comme en 2024. Cette usine sera dédiée à la fabrication de structures pour lanceurs spatiaux ; c’est une diversification, alors que nous adressions jusque-là seulement le marché des satellites. » À horizon 2035, Mecano ID vise « entre 130 et 150 salariés » et projette de « doubler » son CA.
Ce projet d’usine, évoqué par La Lettre M dès janvier dernier, s’inscrit dans un contexte particulier pour la PME, dont le dirigeant historique – et actuel président – Didier Mesnier transmet progressivement les rênes à son fils Adrien Mir. « Nous venons de fêter nos trente ans, indique le DG. Historiquement, l’entreprise était spécialisée dans la conception, le développement, la fabrication et les essais de structures, d'équipement et de sous-systèmes destinés aux satellites. Mais avec l'essor de nouveaux acteurs spatiaux, nous avons identifié des opportunités de développement sur le marché des lanceurs. Nous avons la possibilité de mettre à profit notre expertise au service de ce marché, avec l’agilité d’une PME. »
Stratégie de diversification
Une stratégie de diversification qui amènera l’entreprise à développer et produire en série des éléments de partie haute comme des coiffes en matériaux composites, mais aussi des adaptateurs (launch vehicle adapters) et des distributeurs de satellites (dispensers), « avec une approche agnostique », précise le dirigeant. Pour cela, Mecano ID aura besoin de nouveaux moyens de production. « Nous allons conserver notre site actuel pour nos marchés historiques, mais aussi pour l’ingénierie et les essais, indique Adrien Mir. Et en attendant de disposer de notre unité de production aux Portes du Tarn, dont la pleine capacité devrait être atteinte en 2030, nous allons mener des travaux de R&D en partenariat avec la société bayonnaise Compositadour et allons nous doter d’une usine intermédiaire de 500 à 1 000 m2 située non loin de notre siège, à Toulouse. »
Usine semi-automatisée
Si l’entreprise a porté son choix sur Les Portes du Tarn, c’est pour la proximité du parc d’activité avec la Ville rose, mais aussi ses capacités d’accueil. « Nous recherchions un site très vaste où il serait possible d’ériger une usine semi-automatisée de 8 000 m2, avec de potentielles capacités d’extension, confie le dirigeant. Et nous avions des contraintes de hauteur puisqu’il nous faudra assembler des éléments allant jusqu’à dix mètres de haut. Les Portes du Tarn nous ont accueillis à bras ouverts ! » Pour sécuriser ses investissements, l’entreprise ne s’interdit pas de cibler dans les années à venir les marchés – porteurs – des drones et de la défense. « Notre objectif est de devenir un équipementier en structures techniques à haute valeur ajoutée en nous positionnant sur des marchés cohérents, avec une approche maîtrisée de nos impacts environnementaux », conclut Adrien Mir.











