Ça se murmure...
Indiscrétions, mouvements, marchés, échos de terrain et chuchotements... : pour capter les signaux faibles de la planète économique occitane, c'est ici que ça se passe !
Les Ducs de Gascogne suscitent l'intérêt. Les conserves gersoises Ducs de Gascogne (foie gras et produits de terroir) intéresseraient un autre producteur régional de pâtés, Conserverie du Sud (siège à Rabastens-de-Bigorre - 65). Placé en redressement judiciaire le 8 juin, Ducs de Gascogne (propriété de Bio Conquête depuis 2023), dont le siège se trouve à Gimont, a réalisé l'an dernier 11 M€ de CA avec 75 salariés. Conserverie du Sud, qui réalise un volume d'activité légèrement inférieur (9 M€ en 2023), se trouve lui-même en plan de sauvegarde depuis le 20 mai.
A gauche. « On ne sait pas encore s'il va y avoir 14 ou 18 listes à gauche... », ironise le 4 juillet devant la presse Pierre-Olivier Nau, président du Medef Haute-Garonne, évoquant les futures élections municipales à Toulouse.
Alpha Camp. Le groupe héraultais spécialisé dans les énergies renouvelables Arkolia lance l’Alpha Camp pour accélérer l’innovation énergétique aux côtés des start-up dans le cadre de son programme « Alpha Innovation by Arkolia », conçu comme un « collider » de l’innovation. Il s’agit d’un dispositif d’accueil et d’expérimentation de cinq mois dédié aux porteurs de projets en lien avec la transition énergétique, les réseaux intelligents, le stockage, la décarbonation industrielle ou l’agriculture durable. Pour recruter les futurs talents, Arkolia mobilise ses partenaires : French Tech Méditerranée, La Mêlée, Bpifrance, Greentech Innovation, Derbi-Cemater, Ad’Occ, BIC Montpellier, Agri Sud-Ouest Innovation...
Reconquête de friche. La SPL (société publique locale) gardoise Agate lance le 4 juillet un appel à projets portant sur le renouvellement urbain du secteur de la cave coopérative de Saint-Mamert-du-Gard. L’opération porte sur la réalisation de 40 logements, 900 m2 de surfaces commerciales, d’équipements publics – petite enfance, culture et sports – et de travaux de démolition et d’aménagements de voiries, réseaux et parkings dans le cadre de la « reconquête » d’une friche urbaine. La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 6 août.
Eaux usées. La communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (66) intervient dans le domaine des eaux usées traitées pour faire face à la problématique de l’eau qui impacte le territoire. Elle vient d’investir 1,3 M€ HT dans la station d’épuration de Canet-en-Roussillon (filtration, désinfection UV, injection de chlore) pour porter la production à 5 m3/heure et dans une bâche de stockage (50 m3). Elle attend les dernières autorisations règlementaires et la signature de conventions pour faciliter des usages agricole (0,24€ TTC/m3), urbain (0,665€) et industriel (0,798 €).
CO2 touristique. Le total des émissions liées au tourisme en Occitanie s’élève à 7,4 millions de tonnes de CO₂ équivalent en 2023, avec une empreinte moyenne de 32 kg de CO₂ par nuitée, selon les données présentées le 7 juillet par Florence Brutus, vice-présidente de la Région Occitanie chargée du tourisme. « Parmi les principaux postes d’émissions, le transport se démarque comme le premier facteur d’impact (47 % des émissions), suivi de l’hébergement (21 %) et de la restauration (18 %) », précise l'élue régionale.
Une commande XXL made in Algérie. Le constructeur haut-garonnais d'avions régionaux ATR reçoit une commande de 16 appareils de type 72-600 de la part de la compagnie aérienne Air Algérie. Un contrat majeur qui s'accompagne de l'achat d'un simulateur de vol ATR 72-600, « le premier du genre en Afrique », insiste le groupe de 1 200 salariés, qui a réalisé l'an dernier 1,2 Md$ de CA, soit environ 1,16 Md€.
Fin de l’effet ciseau. Les comptes administratifs 2024 étaient au menu du dernier conseil municipal de la Ville de Perpignan (66), le 25 juin. Le plan d’action budgétaire mis en place en 2024 a permis à la Ville de sortir de l’effet ciseau. En effet, les dépenses réelles de fonctionnement passent de 173,02 M€ en 2023 à 171,48 M€ en 2024. Les recettes réelles de fonctionnement passent, elles, de 205,38 M€ en 2023 à 207,65 M€ en 2024. La capacité d’autofinancement nette s’élève à 15,45 M€ (10,95 M€ en 2023). La maîtrise des coûts énergétique a permis de couvrir la hausse de 2,5 M€ des charges à caractère général. Le délai moyen de remboursement du stock de dette est ramené à 5,7 ans en 2024 (6,75 en 2023).
Future communauté urbaine ? Présidée par Franck Proust (LR), Nîmes Métropole (260 000 habitants) réfléchit à passer du statut de communauté d'agglomération à celui de communauté urbaine. Candidat à la mairie de Nîmes, dont il est actuellement le premier adjoint de Jean-Paul Fournier (qui ne se représentera pas après quatre mandats réalisés depuis 2001), et à sa propre succession au palais communautaire, l'élu gardois a « entamé des groupes de travail avec les maires de l'agglomération pour envisager l'avenir », révèle-t-il le 3 juillet lors d'une table-ronde organisée par le Medef du Gard (président : Steeve Calligaro) dans le cadre de son événement annuel Place à l'Entreprise. Le choix de passer en communauté urbaine n'est pas anodin pour une intercommunalité, puisqu'il implique que le plan local d'urbanisme ne soit plus la prérogative des communes mais celle de l'intercommunalité. Dans le Gard, alors même qu'elle est une communauté d'agglomération, Alès Agglo a déjà mutualisé ce service « depuis 2001 », a rappelé son président Christophe Rivenq lors de cette même table-ronde. Nîmes Métropole est la quatrième agglomération d'Occitanie en nombre d'habitants derrière Toulouse, Montpellier et Perpignan (280 000 habitants).











