IA : premières avancées technologiques pour le laboratoire créé par EPSI et IMT Mines Albi
Lancé à l’automne 2023, le laboratoire commun entre la société EPSI, spécialiste haut-garonnais de la surveillance radar par onde continue pour la protection des sites sensibles, et le Centre génie industriel d’IMT Mines Albi fait état d’« avancées technologiques notables, tant sur le plan scientifique qu’industriel ». Deux thèses de Doctorat sont en cours, portant respectivement sur la génération de données pour l’entraînement des intelligences artificielles (IA) et sur l’adaptabilité des systèmes radar dans les contextes complexes. EPSI - qui ne communique pas son chiffre d’affaires - compte 42 salariés. IMT Mines Albi, qui abrite trois centres de formation et de recherche, accueille plus d’un millier d’étudiants.
IA et radars
Dans le cadre de la première thèse, la recherche menée au cours de la première année d’existence du laboratoire a permis de développer un générateur de données, « une avancée majeure pour répondre aux besoins des clients d’EPSI, comme la détection de drones ou d’animaux ». La seconde thèse en cours se concentre quant à elle sur l’intégration de capteurs multiples pour une détection plus précise dans des contextes complexes (comme la gestion des fausses alertes causées par des éléments tels que la pluie, le vent ou des objets en mouvement proches). « Ces travaux de thèse repoussent l’état de la connaissance actuelle autour de l’IA et des radars, assure Aurélie Montarnal, enseignante-chercheuse à IMT Mines Albi. Grâce à l’ajout de capteurs multimodaux, nous avons franchi un cap dans la détection. Cela permet de mieux distinguer les vrais signaux des fausses alertes et d’augmenter la précision des radars EPSI. »
Des applications concrètes
Les innovations développées au sein de ce laboratoire commun – dont les travaux doivent se poursuivre jusqu’en 2028 - « ouvrent d’ores et déjà la voie à de nouvelles applications concrètes et prometteuses », assurent les deux partenaires. En particulier, le PSR-ESW d’EPSI, un radar capable de détecter des intrusions dans un espace étroit jusqu’à 150 mètres par tous les temps, s’est vu équiper de nouveaux algorithmes. « Cette collaboration nous permet de passer de la recherche à des solutions concrètes rapidement, puisque toutes les études sont menées dans cet objectif d’industrialisation future », précise Lucile Canourgues, directrice adjointe d’EPSI.











