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| 19/05/2025

Laurent Boulic (Pinkanova) : « Nous allons passer à la vitesse supérieure »

© Pinkanova

Laurent Boulic, cofondateur de la société de production audiovisuelle toulousaine Pinkanova, explique à La Lettre M les raisons du rachat de l’entreprise par le groupe parisien Clever Age. Pour le dirigeant, cette opération devrait permettre à la société de 12 salariés, qui a enregistré 1,6 M€ de chiffre d’affaires en 2024, de « passer à la vitesse supérieure ». « Nous sommes techniquement prêts à produire de gros films. Il s’agit de continuer à nous faire plaisir, de renforcer notre créativité et d’être reconnu pour cela », indique Laurent Boulic, qui conserve les rênes opérationnelles de l’entreprise, dont le siège demeure dans la Ville rose.

Pourquoi avoir cédé Pinkanova au groupe Clever Age (500 salariés, CA 2024 : 50 M€) ?
​C’était la troisième fois qu’une entreprise souhaitait nous racheter. Jusque-là, nous n’étions pas prêts, pas assez structurés ; nous pouvions encore développer la société sans avoir besoin d’être repris. Nous faisons ce métier depuis 18 ans. Nous l’adorons mais nous faisions face à un plafond de verre commercial. Nous avons déjà un marché national, des clients comme les laboratoires Pierre Fabre, EDF, Centrakor… Mais nous sommes une société de production toulousaine et la majeure partie des gros contrats est signée à Paris. Le groupe Clever Age, avec qui les négociations ont duré un an et demi, dispose de la capacité de rayonner nationalement ; nous y voyons l’opportunité de passer à la vitesse supérieure. Nous sommes techniquement prêts à produire de gros films, comme nous l’avons fait ces deux dernières années. C’est un support commercial et créatif dans notre complémentarité avec l’agence Jaune (ex-Couleur Citron), avec qui nous travaillons pour Starbucks depuis un an. Il s’agit de continuer à nous faire plaisir, de renforcer notre créativité et d’être reconnu pour cela.

Concrètement, que change ce rachat ?
Le groupe conserve son siège à Toulouse et je garde la main sur la stratégie et le contrôle de gestion. Pour l’instant, cela ne change donc pas beaucoup de choses. La différence majeure étant de devoir rendre des comptes financièrement au groupe. Nos fonctions de support étant partagées, je peux me concentrer sur mes activités.

Quels sont vos objectifs ?
En 2024, nous avons enregistré un chiffre d’affaires de 1,6 M€ et un EBE de 350 k€. C’était une année record. Notre objectif cette année est de réaliser 1,8 M€ de CA. Nous sommes sur la bonne voie. Le but est d’être plus ambitieux. Nous n’avons pas vocation à développer davantage notre équipe de 12 salariés permanents. Il n’y a pas de volonté de changer de siège ni d’augmenter notre parc matériel, déjà suffisant pour soutenir notre activité. Nous sommes techniquement au point. Pour donner une image que j’utilise souvent, nous n’étions pas mauvais en Ligue 2, et maintenant nous voulons essayer de jouer et de nous maintenir en Ligue 1 !

Propos recueillis par Flavien Delcloque-Le Banner / redaction.toulouse@lalettrem.net
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