En croissance, le groupe Gaches Chimie poursuit ses investissements
Le distributeur toulousain de produits chimiques Gaches Chimie poursuit sa croissance et prévoit environ 220 M€ de chiffre d’affaires en 2024, contre 160 M€ en 2019. « Notre croissance est surtout organique », précise Caroline Gaches, directrice de la division aéronautique. Petite-fille du fondateur et fille de l’actuel PDG Pierre Gaches, elle prend progressivement la succession de l’entreprise familiale avec sa sœur Olivia. Chaque année, le groupe créé en 1948 réalise en moyenne 7 M€ d’investissement, notamment dans la modernisation de ses sites, dont celui d’Escalquens, près de Toulouse. Présent dans dix pays, le groupe de 450 salariés revendique plus de 15 000 références de produits, 30 M€ de stock et plus de 3 000 clients.
30 % à l’international en 2027
Le 1er novembre dernier, le groupe haut-garonnais a racheté l’entreprise allemande Spectrum Aerospace, « partenaire clé pour les industries de l’aérospatiale et de la défense en Europe ». D’ici à 2027, il espère réaliser 30 % de son chiffre d’affaires à l’international, contre 5 % actuellement. « Notre internationalisation est liée à la demande des clients de l’aéronautique et de l’espace », indique Caroline Gaches, qui ambitionne, à terme, une implantation aux États-Unis. Si ce secteur clé représente 40 à 45 % de son chiffre d’affaires, Gaches Chimie ne souhaite pas en dépendre mais préfère adresser plusieurs marchés, notamment l’industrie, la piscine, le transport, la santé, l’agroalimentaire, la chimie, le textile et l’environnement.
Le site d’Escalquens modernisé
Le groupe compte trois sites Seveso, c'est-à-dire qui produisent ou stockent des substances pouvant être dangereuses pour l'homme et l'environnement, dont un à Escalquens. « C’est un site de production et de distribution qui s’étend sur huit hectares, explique Stéphane Chenel, directeur des sites Seveso du groupe. Près de 4 500 camions viennent sur le site chaque année, 55 tonnes de produits sont expédiées et six tonnes sont stockées. » En 2016, l’entreprise a lancé la modernisation du site pour passer à une production industrielle automatisée à travers une réorganisation et l’achat d’équipement. « Il reste encore la phase de robotisation, qui devrait s’achever dans deux ou trois ans », poursuit le directeur. Ici, l’entreprise traite deux familles de produits chimiques : les minéraux et les solvants. Dans la première zone, qui réceptionne 800 camions-citernes chaque année, le marché principal est celui des piscines. « L’enseigne haut-garonnaise Irripiscine (ex-Irrijardin, NDLR) est un de nos principaux clients », indique Caroline Gaches. Dans la seconde, les produits conditionnés sont principalement destinés à l’aéronautique, la défense et l’espace, notamment pour Ratier Figeac et Airbus. Le groupe y a inauguré, il y a un an, une petite ligne de conditionnement de grande cadence.











