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Haute-Garonne
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Aéronautique et spatial
| 25/04/2024

Blue Spirit Aero veut boucler une levée de « plusieurs millions d’euros » d’ici à cet été

© Blue Spirit Aero

Blue Spirit Aero veut boucler « une levée de plusieurs millions d’euros d’ici à la fin de l’été », indique à La Lettre M Olivier Savin, président. Objectif de l’opération pour la PME aéronautique dont le siège social est basé à Rueil-Malmaison (92) mais l’essentiel de l’équipe (15 personnes) est à Toulouse : poursuivre le développement de ses avions légers intégrant plusieurs groupes motopropulseurs électriques à hydrogène. « Le but est d’accompagner les essais en vol de notre démonstrateur en visant une certification fin 2026-début 2027 en vue de la constitution d’une usine présérie (cinq à dix exemplaires par an) en 2027 », précise le dirigeant, qui n’exclut pas ensuite une série B « de plusieurs dizaines de millions d’euros ».

Faire voler un prototype à l’échelle 1 en 2025
Fondée en 2020, la société déploie une feuille de route structurée en deux volets. D’une part, il s’agit de développer un jumeau numérique du futur aéronef en partenariat avec Dassault Systèmes. Et d’autre part, de mettre en œuvre ses technologies dans des conditions réelles afin de valider le comportement simulé du futur avion. « Dans ce cadre, nous avons mis au point six démonstrations physiques, explique le dirigeant. Nous avons en particulier fabriqué un modèle réduit  à l’échelle ¼  de l’appareil en vue de valider la propulsion distribuée et avons mené une campagne d’essais en soufflerie. » L’étape suivante consistera à construire un appareil à l’échelle 1, qui pourrait voler « courant 2025 ». Un avion d’aéroclub de quatre places dans un premier temps, qui pourrait par la suite être décliné en six places, voire davantage.

Choix d’implantation
C’est dans cette optique que Blue Spirit Aero prépare son tour de table financier. Reste la question de la localisation de sa première unité de production. Si une implantation au sein du futur Technocampus hydrogène de Toulouse Francazal « fait partie des options », Olivier Savin indique « rester ouvert » aux différentes possibilités qui lui seront offertes. « Les choix seront aussi dictés par les financements », glisse le dirigeant, qui prévoit déjà une nouvelle levée de fonds à horizon 2027 afin d’accompagner l’industrialisation et la montée en puissance de son avion. Fermement attaché à son implantation en France, le capitaine d’industrie fait néanmoins le constat d’une forme de paradoxe : « Les pouvoirs publics nous aident beaucoup mais l’argent privé n’est pas forcément au rendez-vous ». Enfin, Olivier Savin projette de dupliquer son unité de production française en Amérique du Nord « d’ici à la fin de la décennie ». « À terme, chaque usine pourrait produire 120 avions par an », annonce-t-il.

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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