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Pratique
| | 12/03/2024

L’environnement de travail, facteur d’attractivité et de fidélisation des salariés

© CCO / Florence Philippart

Alors que les salariés accordent de plus en plus d’importance à l’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle, les environnements de travail constituent un levier d’attractivité et de fidélisation. La Lettre M fait le point avec Séverine Pilverdier, présidente de l’association Idet et directrice de l’environnement de travail et de l’immobilier chez BNP Paribas Real Estate.

Pour Séverine Pilverdier, présidente de l’Idet, association qui fédère 2 000 professionnels de l’environnement de travail en France, cela ne fait aucun doute : « C’est désormais l’un des critères de sélection prioritaire des collaborateurs, en particulier ceux de la génération Z. » Il convient par conséquent de soigner au mieux le cadre de travail proposé par l’entreprise en vue d’attirer – mais aussi de retenir – des salariés que la crise sanitaire a habitués au télétravail. « C’est évidemment plus facile dans un grand groupe, où les moyens financiers sont là, mais les plus petites entreprises peuvent elles aussi mettre en place, à leur niveau, des solutions concrètes », estime celle qui est par ailleurs directrice de l’environnement de travail et de l’immobilier chez BNP Paribas Real Estate. Dans tous les cas, à l’heure de la révolution écologique, la notion de durabilité doit être placée au centre de la stratégie d’organisation des espaces de travail. Meilleure gestion des consommations énergétiques, développement de la mobilité « verte », inscription dans une logique d’économie circulaire... : sur ce front, les leviers à activer sont nombreux.

Miser sur les services
Cependant, pour faire revenir les salariés au bureau, c’est bien l’ensemble de la proposition immobilière qui doit être réimaginé, assure Séverine Pilverdier à 
La Lettre M. « Les entreprises doivent repenser les usages et proposer davantage de services, explique-t-elle. L’accent doit être mis sur les espaces collaboratifs, les lieux de rencontre et de convivialité, qui permettent de créer du contact, de l’échange informel. Chaque espace doit avoir son usage. » Mais au-delà, ce sont bien les services qui peuvent convaincre les salariés de renoncer – au moins en partie – au télétravail. « D’une part, il y a bien entendu la restauration, qui est un point essentiel afin que les collaborateurs n’aient plus besoin de sortir du site pour aller déjeuner, commente Séverine Pilverdier. D’autre part, dans la même logique, les services de conciergerie (pressing, coiffure, soins esthétiques, boutique...) sont de plus en plus plébiscités. Enfin, certaines entreprises font le choix d’intégrer des espaces fitness, par exemple. » Les employeurs qui en ont les moyens peuvent par ailleurs mettre en place des hospitality managers chargés d’animer les espaces et de créer du lien entre les collaborateurs, « qui sont désormais considérés comme des clients ». Autant de démarches qui fonctionnent, assure la présidente de l’Idet : « Avant le Covid, dans les grandes entreprises, 60 % des collaborateurs venaient régulièrement sur site. Cela avait chuté avec la crise sanitaire et le développement du télétravail. Mais désormais, parmi les entreprises qui déploient ce genre de services, les taux sont remontés à 70, voire 80 %. »

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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