Le pari réussi de la rélocalisation des chapeaux et casquettes Crambes
Quatre ans après leur reprise des Établissements Crambes, Catherine Vampouille et son époux Benoît Besnault ont réussi leur pari de relocaliser 100 % de la fabrication de casquettes et chapeaux dans l’atelier de Caussade (82), ouvert en 1946. Le négoce a été stoppé en 2021 et l’activité de Crambes se partage désormais entre la fabrication à façon pour des marques de luxe (75 %) et la production de ses propres produits (25 %), commercialisés en ligne et dans le magasin d’usine de Caussade.
L’entreprise labellisée EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant), qui emploie une quarantaine de salariés pour un chiffre d'affaires de 2 M€, privilégie les circuits courts pour ses matières premières – le coton dans les Vosges, le cuir et la laine dans le Tarn, le lin et de chanvre dans le Nord, etc. – et réintègre des savoir-faire délaissés tels que la broderie, le travail de la paille cousue, le délavage « que l’on fait à l’eau et à la pierre ponce », souligne Benoît Besnault, dont les équipes planchent aussi sur de nouvelles solutions de recyclage des tissus. Le best-seller de Crambes, qui vend quelque 50 000 couvre-chefs par an ? Le modèle Safari, en coton certifié UPF50+ pour sa protection solaire. Un savoir-faire que Crambes exporte également à l’étranger, en Asie (Japon et Corée) pour l’instant et bientôt en Amérique du nord.











