Comment l'enseigne C'est deux euros réussit à bloquer ses prix depuis 30 ans
Créée en 1993 à Toulouse, l'enseigne C'est dix francs - devenue C'est deux euros - est aujourd'hui présente dans 37 villes de France à travers un réseau de 45 magasins. « Le concept est le même partout : des magasins de 85 à 180 m2, implantés en hypercentre, proposant jusqu'à 2 500 références d'équipements de la maison et de la personne à un prix unique de 2 € », résume pour La Lettre M Sophie Guionnet, directrice adjointe de l'enseigne exploitée par l'entreprise Cedif (près de 200 salariés, 20 M€ de CA en 2022) qui appartient au groupe toulousain Cargo.
Un concept désormais bien installé, mais mis à mal ces dernières années par le mouvement des Gilets jaunes dans les centres villes, la pandémie et la crise inflationniste. « Nous avons malgré tout décidé de maintenir le plan de rénovation de nos magasins, dans lequel nous avons investi près de 5 M€ de 2020 à 2022, et de conserver ce prix de vente unique qui est au cœur de notre modèle », souligne Sophie Guionnet.
La logistique et les achats optimisés
Plusieurs leviers ont ainsi été activés : la formation des équipes de vente pour gagner de nouveaux clients et les fidéliser, ou encore l'optimisation de la logistique et des achats, « en achetant par exemple de plus gros volumes, parfois à contre-courant, que nous pouvons nous permettre de stocker dans notre entrepôt de 6 000 m2 situé à L'Union, d'où part toute notre logistique ». En magasin, la moitié des références est désormais permanente et l'autre moitié dite d'opportunité, fruit du rachat de lots, d'invendus, etc., proposées comme autant d'« aubaines éphémères » aux clients. « En 2022, nous avons accueilli presque 3,7 millions de clients dans nos magasins », se réjouit Sophie Guionnet, qui confie que de nouvelles ouvertures sont à l'étude. L'enseigne n'est par exemple pas présente à Lille et des villes comme Paris ou Lyon auraient le potentiel pour accueillir un deuxième magasin. « Il n'y a rien de concret pour le moment, mais nous aimerions nous stabiliser à un rythme d'une ouverture par an », conclut la directrice générale adjointe de C'est deux euros.











