Odil, nouvelle foncière au service du développement commercial nîmois
Six actionnaires publics et privés* officialisent – le 5 juin à Nîmes – la création de la Foncière Odil (Outil de développement et d’investissement local), destinée à « capitaliser sur l’attractivité commerciale du centre-ville nîmois et à conforter le renouvellement urbain des quartiers ». Le montant prévisionnel des investissements programmés par cette nouvelle structure est estimé à 22,6 M€. La foncière devrait notamment permettre d’assurer la maîtrise d'« emplacements visibles et à effet levier », de développer une offre attractive « participant au renforcement commercial », de requalifier l’offre de locaux commerciaux existants ou d’ajuster les conditions locatives.
Interventions stratégiques
Deux secteurs sont particulièrement ciblés par ce nouvel outil : le centre-ville et trois quartiers périphériques (Pissevin-Valdegour, Mas de Mingue et Chemin bas d’Avignon). « L’objectif est d’apporter des moyens de transformation immobilière à fort effet levier pour contribuer, d’une part, au développement commercial du centre-ville, et, d’autre part, à la rénovation de pôles commerciaux dans des quartiers en phase de renouvellement urbain, précisent les actionnaires. Ce double choix permet d’intervenir sur des secteurs commerciaux stratégiques de l’agglomération où l’on sait que l’impulsion et la présence d'une foncière peuvent avoir un effet levier. »
Lutter contre la vacance
Odil devrait également permettre de lutter contre la vacance commerciale dans la capitale gardoise. « L’augmentation de la vacance, qui s’est développée de façon sensible ces dernières années (elle est un peu en dessous de la moyenne à Nîmes, à 12 % contre 12,5 % au plan national), a mis en évidence l'intérêt de recomposer les parcours marchands et de faire évoluer les linéaires commerçants, soulignent les initiateurs de ce nouvel outil. La fragmentation foncière du centre-ville, où chaque commerce a un propriétaire différent et où la structuration et la cohérence de l’offre se trouvent rendues très difficiles, constitue un handicap de fond, qu’une foncière a vocation à traiter. »
*Sem Sat (Société d’aménagement des territoires), Banque des Territoires, Sasu Crédit Agricole Languedoc Patrimoine, Sasu Foncière Ardilla (Caisse d’Épargne), sociétés Arkéa et Socri Reim.











