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Haute-Garonne
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Industrie
| 5/04/2023

PrintOClock investit dans son outil de production

Antoine Roux, président de PrintOClock
© Alexandre Léoty

La société toulousaine PrintOClock, spécialisée dans l'impression en ligne pour les professionnels, investit 1 M€ dans une presse de dernière génération lui permettant d'aborder de nouveaux marchés d'édition avec des tirages sur mesure. L'entreprise de 80 salariés, qui fête son quinzième anniversaire, engage par ailleurs un plan d'investissement de 3 M€ dans les trois prochaines années, destiné à consolider son parc machines. PrintOClock a enregistré 15,9 M€ de chiffre d'affaires en 2022 (croissance de 35 %), avec un Ebitda de 2,8 M€. « Cette année, nous visons entre 18 et 19 M€ de CA », indique Antoine Roux, président, qui tient par ailleurs les manettes de Yogah, marque toulousaine de produits réalisés à base de CBD.

Vers un doublement des surfaces de production
Pour accompagner sa croissance, la société, qui envisage de recruter dix personnes dédiées au conseil clients dans les mois à venir, a besoin d'espace. Tout en conservant son siège social toulousain (situé route de Seysses), elle entend doubler ses surfaces de production implantées à quelques kilomètres de là, rue Gaston Evrard. « Nous allons passer de 1 800 à 4 000 m2 en récupérant les locaux voisins fin 2023-début 2024 », indique le dirigeant.

Cibler le marché du livre
L'intégration de sa nouvelle presse utilisant la technologie jet d'encre permet à l'entreprise – qui imprime historiquement des affiches, des flyers et des catalogues, mais aussi des supports grand format (240 000 commandes traitées chaque année) – de se tourner vers un nouveau marché : l'édition. « Nous nous adressons désormais aux petites maisons d'édition, mais aussi aux personnes qui souhaitent s'auto-éditer, en leur proposant des services d'impression de livres à la demande », explique le dirigeant. Et de mettre en avant des arguments à la fois économiques et écologiques : « Nous sommes en mesure d'imprimer un livre à moins de 3 € l'unité à partir de 50-100 exemplaires et jusqu'à 1 000 exemplaires. L'enjeu est important quand on songe qu'en France, hormis les quelques grands succès de librairie, environ la moitié des livres publiés finit au pilon » Au-delà de ce nouveau marché, PrintOClock travaille à la fois pour des entreprises, des indépendants, des associations, des administrations et des professionnels de la communication et du graphisme. Avec une promesse : la livraison à J +1. « Et désormais, nous offrons la possibilité à nos clients de passer commande à 17h et d'être livrés le lendemain matin », indique Antoine Roux.

Un nouveau management intermédiaire
Depuis sa création en 2008, PrintOClock a connu une forte croissance. « Au cours des seules cinq dernières années, le marché de l'imprimerie de labeur a enregistré une baisse d'activité de 15 %, tandis que nous bondissions de 60 %, résume le chef d'entreprise. À l'origine, nous étions un Petit Poucet ; désormais, nous sommes dans une position beaucoup plus sereine pour asseoir nos ambitions. » Une feuille de route stratégique qui amène la société à structurer son management intermédiaire, avec l'intégration de nouveaux profils : Charlène Davignon (directrice de site), Laurianne Epale (directrice supply chain), Isabelle Point (directrice marketing et service clients), Anne-Sophie Richard (responsable communication), ainsi que les deux sœurs du dirigeant, Fanny Roux (DRH) et Isabelle Roux (customer success manager). « Nous voulons construire un vrai groupe », insiste Antoine Roux, qui n'exclut pas de réaliser des opérations de croissance externe, y compris dans d'autres pays d'Europe.

 

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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