Le volume de transactions en légère hausse en 2022
Le nombre de ventes immobilières a légèrement augmenté (+ 1,8 %) en 2022 en Haute-Garonne, selon le bilan présenté par la chambre interdépartementale* des notaires le 7 mars. Une croissance mesurée, qui cache des situations contrastées. Le marché est resté dynamique sur les appartements anciens (15 000 transactions, + 3,4 %), neufs (7 140 ventes, + 8,4 %) et les terrains à bâtir (3 000 unités, + 18,8 %), tandis que les transactions ont diminué sur les maisons anciennes (11 700 opérations, - 6,7 %), après une année 2021 record sur ce segment (+ 16 %). « Le prix de vente médian des maisons anciennes reste cependant en hausse, à 283 100 € (+5 %) », pointe Me Frédéric Giral, président de la chambre interdépartementale des notaires.
Une hausse contenue dans l'ancien à Toulouse
La hausse des prix atteint 3 % sur les appartements anciens, à 2 900 €/m2 en moyenne, et 3,5 % sur les appartements neufs, où le m2 se vend en moyenne à 4 320 €. À Toulouse, la hausse paraît contenue sur les appartements anciens (+ 1,4 %) avec notamment une baisse des prix dans quatre des cinq quartiers les plus chers de la ville : Saint-Étienne (- 4,8 %), Capitole (- 1,4 %), Saint-Aubin (- 0,5 %) et Saint-Georges (- 7,4 %). Tous restent cependant au-delà de 5 000 €/m2, avec une orientation à la hausse (+ 6,8 %) dans le quartier des Carmes.
Les premiers effets du DPE
Fait intéressant, les notaires mesurent déjà les premiers effets du nouveau diagnostic de performance énergétique (DPE) : en Haute-Garonne, les maisons anciennes étiquetées A ou B se vendront en moyenne 15 % plus chères que celles classées D (+ 5 % pour l’étiquette C). À l’inverse, les maisons qui affichent une étiquette énergie F ou G, bientôt soumises à des interdictions de location, se vendent en moyenne 12 % moins chères (- 5 % pour l’étiquette E).
* Chambre interdépartementale des notaires de l'Ariège, de la Haute-Garonne, du Tarn et du Tarn-et-Garonne.











