Laurent Villaret : " La crise sera atténuée d'ici fin 2023, mais il faut trouver des leviers face au prix"
Face à un marché baissier, la fédération des promoteurs immobilier Occitanie Méditerranée (FPI-OM) confirme un contexte de crise qui sera atténué fin 2023. « Grâce aux efforts des élus et aménageurs – 8 000 logements sur la métropole de Montpellier dont 2 500 permis lancés, 1 200 permis sur l’agglo de Nîmes, 1 400 à Béziers -, le marché est à nouveau alimenté, mais il faut des solutions pour maintenir les ventes, souligne Laurent Villaret, président de la FPI-OM en présentant l’activité du marché sur 9 mois. Nos modèles doivent évoluer pour maintenir nos équilibres économiques et agir sur les prix ». La FPI-OM milite pour créer des offices fonciers libres pour du logement abordable, une TVA immobilière, des parkings silos...
Le constat est sans appel : sur les neuf premiers mois de 2022, les mises en vente chutent de 10% sur l’est de l’Occitanie par rapport à la même période en 2021 (3 584 logements contre 3 980) et jusqu’à 39% sur la métropole de Montpellier qui représente 70% du marché du territoire. L’offre se réduit aussi drastiquement, -13% au niveau de la zone régionale et -25% dans la métropole de Montpellier. Sur la période 1 129 logements ont été mis à la vente dans la métropole de Montpellier alors que les agglomérations de Nîmes et de Béziers affichent respectivement 875 et 504 logements neufs mis en vente démontrant que ces marchés dits secondaires sont devenus des marchés de report tout comme Sète, Narbonne et Perpignan selon la FPI-OM.
La réhabilitation ne suffira pas à alimenter le marché
« Lancer des chantiers de réhabilitation ne suffira pas pour relancer l’offre mais cela reste complémentaire à la construction neuve pour alimenter le marché », réplique Laurent Villaret qui attend aussi des réponses du Lab by Altemed qui va interpeller l'écosystème de l'immobilier pour trouver des solutions et innover afin de répondre aux enjeux du logement sur le territoire. La demande même si elle reste dynamique s’affaiblit en raison de plusieurs facteurs : hausse des prix du m2 (+ 8,5% sur la métropole de Montpellier, soit 5 145 €/m2), hausse des taux d’intérêt, difficulté d’obtention des prêts. Les ventes ont représenté 3 118 logements au niveau régional (- 16 %) et à peine 1 196 (- 36 %) dans la métropole montpelliéraine.
*Source Adéquation et observatoire FPI









