[Enquête] Comment Ecocert contribue à verdir l'économie
Créé en 1991 par un collectif désireux de défendre un système agricole et agroalimentaire vertueux, le groupe gersois Ecocert est devenu en trente ans le leader mondial de la certification en nombre de produits alimentaires et cosmétiques biologiques homologués. Présidé par William Vidal, le groupe compte désormais 2 000 collaborateurs dont 60 % à l’international et a réalisé un chiffre d’affaires de 92 M€ en 2021. Au fil du temps, le groupe a multiplié les référentiels - il en certifie plus de 150 dans le monde - et à diversifié ses activités, proposant désormais du conseil aux entreprises souhaitant accélérer leur transition écologique.
Des référentiels exigeants
De la certification des exploitations agricoles, d’autres besoins et opportunités de certification sont nés, d’abord pour les produits agroalimentaires puis pour les produits textiles et même les détergents. « L’idée est de toujours trouver aux agriculteurs certifiés AB de nouveaux débouchés », explique Philippe Thomazo, directeur général d’Ecocert. Avec plus de 200 auditeurs, Ecocert propose des certifications qui vont du traditionnel agrément « Agriculture biologique » européen aux produits de soin et d’hygiène pour animaux en passant par la gestion forestière durable, l’agriculture biodynamique ou encore les labels AB dans de nombreux pays d’Amérique du Sud ou même d’Asie. « Nous restons toutefois très exigeants : nous ne certifions que les référentiels induisant véritablement un changement vers des modes de production durables », précise le dirigeant.
De la certification au conseil
Le groupe compte 31 filiales réparties dans le monde, créées par Ecocert ou issues de rachats. « Nous avons acquis les entreprises qui étaient les plus proches de nous en termes de valeurs », confie Philippe Thomazo. Le groupe a par exemple racheté en avril 2021 l’organisme de certification belge Certisys, qui revendiquait alors 3 200 clients en Belgique et à l’international.
Ecocert a également finalisé d’autres opérations de croissance externe qui lui ont permis de développer une nouvelle activité de formation et de conseil. L’entreprise gersoise a ainsi racheté le cabinet de conseil parisien Des Enjeux et des Hommes au printemps 2020 et le cabinet toulousain Transitions spécialisé dans le conseil en stratégie et l'ingénierie du développement durable en août 2021. « Le groupe Ecocert est aujourd’hui à une nouvelle étape de sa vie : il a vocation à devenir une entité multiservices pour tous les acteurs économiques qui veulent réduire leur impact environnemental », témoigne Philippe Thomazo.
Le groupe est notamment intervenu en Occitanie auprès d’Airbus, de Pierre Fabre ou encore de Nutrition et Santé. Si pour l’heure la formation et le conseil ne représentent que 7 % du chiffre d’affaires global de l’entreprise, l’objectif est d'atteindre les 20 % en 2027.
Article à lire dans son intégralité dans La Lettre M L'hebdo n° 1688 du 19 avril 2022.









