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Haute-Garonne
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Aéronautique et spatial / Education - Formation
| 1/02/2022

Pourquoi l'Enac rejoint le groupe Isae

« Il ne s'agit pas de fusionner mais de se coordonner, de mener des réflexions et des actions en commun », prévient Olivier Lesbre, DG de l'Isae-Supaero (Toulouse) et président du groupe Isae, fédérant également l'Isae-Ensma, l'Isae-Supmeca, l'Estaca et l'École de l'air et de l'espace. L'intégration de l'École nationale de l'aviation civile (Enac, siège à Toulouse) au sein du groupe Isae en qualité d'école associée est néanmoins plus que symbolique. « Nous sommes très complémentaires, explique Olivier Chansou, DG de l'Enac. Nous collaborons depuis longtemps avec les écoles du groupe dans le cadre de travaux de recherche et de formation mais aussi dans le champ du numérique et de la vie étudiante. »

Champion national ?
Or, poursuit-il, la crise a mis en avant
« la nécessaire prise en compte par les acteurs de la formation de la transformation écologique du secteur de l'aviation » couplée, pour les établissements d'enseignement supérieur, à « une obligation de visibilité et de rayonnement ». Un double mouvement qui amène l'Enac à se rapprocher du groupe Isae sans pour autant renoncer à sa stratégie propre. Un premier pas vers la création d'un « champion national » de la formation regroupant l'Isae-Supaero, l'Enac, l'Onera et l'IRT Saint Exupéry, comme le suggèrent les députés Sylvia Pinel et Jean-Luc Lagleize dans leur récent rapport ? Olivier Lesbre ne va pas aussi loin, estimant toutefois que « cela participe d'un mouvement de regroupement des forces françaises » dans un contexte de forte concurrence internationale. Le groupe Isae rassemble désormais 6 500 étudiants, dont 4 000 élèves ingénieurs.

Le modèle de l'« ingénieur à la française »
Pour Olivier Chansou, l'Enac, qui accueille plus de 2 000 étudiants chaque année ainsi que 3 500 stagiaires au titre de la formation continue, peut apporter beaucoup au groupe Isae. « Nous sommes un acteur reconnu de la formation aux métiers du transport aérien, soutient-il. Nous avons un lien fort avec la DGAC et les différentes parties prenantes du secteur. Nous apportons dans la corbeille notre expertise dans les domaines de l'exploitation et des opérations ainsi que nos liens avec l'industrie et notre notoriété internationale. » Avec 2 000 diplômés sortant chaque année de ses établissements mais aussi 475 doctorants, 160 universités partenaires et quelque 68 000 alumni, le groupe Isae dans sa nouvelle configuration « forme chaque année plus de la moitié des ingénieurs jeunes diplômés embauchés par les entreprises du secteur aérospatial », s’enorgueillit Olivier Lesbre, qui vante la force du modèle d'« ingénieur à la française ».

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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