Hygia se tourne vers les services d'urgences
C'est un virage stratégique qu'est en train de négocier la société Hygia, basée à Blagnac. Fondée en 2018, la start-up de six collaborateurs avait initialement développé un fauteuil médical connecté qui, installé dans la salle d’attente des médecins généralistes, permettait de prendre les constantes du patient - poids, température, pouls… - avant la consultation. « Mais avec la crise sanitaire, tout s'est effondré, confie à La Lettre M Sébastien Brousset, dirigeant. Les généralistes avaient perdu un quart de leurs consultations et, en parallèle, la question de la désinfection systématique du fauteuil se posait. » Dans un contexte chahuté, le coût de production du fauteuil est par ailleurs revu à la hausse. Autant de raisons qui ont poussé la jeune entreprise à négocier un virage stratégique, en s'adressant désormais aux services d'urgences.
En cours d'expérimentation à Muret
« Nous avons entièrement repensé notre fauteuil en l'adaptant aux problématiques de ces services, explique Sébastien Brousset. L'objectif est que les infirmiers d'orientation et d'accueil, qui sont chargés du « triage » des patients aux Urgences, utilisent le fauteuil pour prendre les constantes des patients, mais aussi pour encadrer l'entretien initial permettant, justement, de prioriser l'accueil. » Une nouvelle version actuellement expérimentée – et ce jusqu'à la fin de l'année - au sein de la clinique d'Occitanie, à Muret. Désormais engagée dans une logique de « sur-mesure », Hygia lorgne sur le marché des 620 services d'urgences en France.










