La Région vise les 100 000 voyageurs en train par jour d’ici 2030
« Nos objectifs ainsi que ceux de la présidente de Région Occitanie tendent vers une mobilité inclusive et verte, ainsi qu'une stratégie basée sur le volume de fréquentation tant pour les voyageurs que les marchandises », affirme le président de la SNCF. Jean-Pierre Farandou était en effet à Montpellier ce 29 septembre pour présenter, aux côtés de Carole Delga, les grands projets ferroviaires d’Occitanie et signer le protocole d'accord cadre Région Occitanie/SNCF Réseau sur les lignes de desserte fine du territoire.
À cette occasion, l'enjeu du déploiement du rail en région pour les habitants - et en particulier pour les jeunes de 18-26 ans avec la gratuité du train TER liO (5 500 jeunes dans le dispositif) - a été rappelé. « Nous avons un objectif de 100 000 voyageurs par jour, contre 67 000 actuellement dans les dix prochaines années, soit à horizon 2030 », indique Carole Delga. La présidente de Région se réjouit de « la progression de fréquentation enregistrée cet été : +7 % par rapport à l’été 2020 (+13 % en été 2020 vs 2019, NDLR). L’Occitanie est la région qui connaît la plus importante hausse de fréquentation du train en France et qui affiche des tarifs les moins chers pour ses abonnements au prix de 1 € le trajet. Il y a une prise de conscience que le train répond à l’urgence écologique ! ». La présidente a également de nouveau rappelé sa volonté de travailler sur un tarif de transport unique pour favoriser les transports en commun.
Redéploiement et réouvertures de lignes, avancées sur les LGV
Les actualités sont nombreuses pour la SNCF avec la reprise à partir du 21 octobre de la ligne de fret du train des primeurs Perpignan-Rungis, le redéploiement des trains de nuit Paris/Cerbère pour lesquels la présidente de la Région aimerait voir « augmenter leur nombre en semaine », les montages financiers pour le Grand Projet ferroviaire Sud Ouest, la tenue de l’enquête publique pour le tronçon Montpellier-Béziers en vue d’une DUP et des travaux à l’horizon 2029 et une mise en service en 2034… « Ces futures lignes LGV – Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan et Marseille-Nice - vont avoir un effet de rééquilibrage du développement économique au niveau de l’Europe. Ces lignes assureront la liaison entre la Méditerranée et l’Atlantique, l’Italie et la Péninsule Ibérique. Cela va générer une dynamique de développement différente dans les échanges Nord-Sud à une échéance de trente ans », souligne Carole Delga, consciente des enjeux qui se jouent pour le territoire régional de la taille d’un petit pays, faut-il le rappeler.
La présidente a évoqué le plan d’urgence pour les lignes fines (ou petites lignes), pour lesquelles elle a lancé un plan rail (800 M€) avec l’ouverture de la ligne sur la rive droite du Rhône d’ici juin 2022 (12,8 M€), la réouverture de la ligne Montréjeau-Luchon qui sera la ligne test du train à Hydrogène d’ici le 2e semestre 2023 (travaux en 2022, 67 M€) ou encore la ligne Alès-Bessèges, où la Région va investir 66 M€ pour des travaux en 2024 (deux tranches) et une mise en service à horizon 2025-2026.










