Montpellier : délibérations du conseil municipal en faveur d'un projet de territoire
Les élus de la Ville de Montpellier votent ce 14 juin en faveur du projet national Territoire zéro chômeur de longue durée en adhérant à l’association du même nom. Elle répondra à l'appel d'offre national qui sera lancé au cours du second semestre 2021. « Montpellier sera ainsi terre d’expérimentation de ce dispositif », explique le conseiller municipal Mustapha Laoukiri. Parmi les grands principes de ce dispositif : l’exhaustivité territoriale (un emploi proposé pour toute personne au chômage depuis plus d’un an), l’embauche non sélective, la qualité de l’emploi, l’emploi à temps choisi, l‘emploi-formation et la création nette d’emplois. « Dans cette remobilisation en faveur de l’emploi, il y a un enjeu partenarial entre les différents acteurs, insiste Michaël Delafosse, maire de Montpellier. Il est important de travailler l’attractivité du territoire et les forces dont nous disposons dans le domaine de la médecine, des industries culturelles et créatrices, des énergies renouvelables, de l’alimentation… Il faut également que les marchés publics soient retravaillés afin que les mécanismes d’insertion soient pleinement présents. »
Les élus se sont également exprimés en faveur d'un pacte de gouvernance, obligatoire par la loi et « nouvelle étape en faveur d'un projet de territoire », insiste Michaël Delafosse, citant la mobilité, la gestion des déchets, la future agence d'urbanisme ou le développement économique comme autant de sujets à traiter au niveau de l'intercommunalité. « Le repli sur soi a empêché le tram d'aller jusqu'à la mer! », rappelle-t-il. La dernière station de la ligne 3 est en effet située à 3 km de la mer, sur le territoire de la commune de Pérols, à deux pas de ligne séparant la métropole de Montpellier de l’agglomération du Pays de l’Or.
Autre délibération votée, celle de la régulation des locations de meublés de tourisme (cf La Lettre M du 11 juin 2021) : désormais, les propriétaires pourront – une fois leur logement enregistré auprès de la mairie - louer leur résidence principale pour une durée de 120 jours maximum par an. Au-delà, le changement d’usage d’un logement d’usage pour une activité strictement commerciale de meublé de tourisme devra faire l’objet d’une compensation.










