Le fabricant de puces digitales Cortus peine à recruter des profils d'ingénieurs
Entreprise recherche ingénieur désespérément. Tel pourrait être le titre du film qu’est en train de tourner le directeur général de l’entreprise Cortus, spécialisée dans la conception de processeurs embarqués (puces) et le développement de circuits intégrés. Installé à Mauguio, aux portes de Montpellier, Duc N’Guyen peine en effet à recruter des profils d’ingénieurs en conception de puces digitales. À tel point qu’il a dû ouvrir en début d’année un bureau à Meyreuil (13), non loin d’Aix-en-Provence, pour faire les yeux doux aux potentiels candidats installés autour de Marseille. « Nous ne faisons pas cela par plaisir car cela représente des coûts supplémentaires, confie-t-il à La Lettre M. Dix personnes y ont déjà été recrutées. D’ici à la fin de l’année, l’objectif est de doubler l’effectif en France », qui est de vingt salariés à ce jour. L'ouverture d’un bureau à Toulouse est aussi envisagée à condition d’y installer quinze salariés minimum pour que l’installation soit rentable.
« Je suis prêt à proposer – gratuitement, à raison d’un ou deux jours par mois - l’un de mes ingénieurs seniors pour enseigner dans les écoles d'ingénieurs de la région et apporter la vision pratique de nos métiers, propose-t-il, confiant que « souvent, l’écart entre ce que les étudiants apprennent et les besoins des entreprise est trop important. » Avec ses filiales en Italie, Grèce et Taïwan, Cortus emploie soixante-dix personnes. Les ambitions portées par le dirigeant sur les cinq prochaines années devraient conduire cet effectif à être doublé au minimum. Les investissements en R&D se chiffrent en plusieurs dizaines de millions d’euros. « Aujourd’hui, l’enjeu est de trouver le bon ratio entre consommation et puissance, explique Duc N’Guyen, ou comment avoir une voiture rapide mais qui consomme moins. C'est là qu'intervient l'intelligence artificielle. »










