Le PSE d'Akka réduit à 441 postes supprimés, dont 360 à Blagnac
Nouveau rebondissement chez Akka Technologies : l'envergure du PSE initié par le groupe est à nouveau réduite. Alors que Mauro Ricci, PDG d'Akka Technologies, annonçait le 17 mars sur les ondes de FranceInfo que le PSE ne concernait plus que 600 postes à Blagnac, sur le total de 900 suppressions initialement prévues (dont 800 à Blagnac), c'est finalement sur l'antenne de France 3 Occitanie que la nouvelle jauge a été annoncée le 24 mars au soir par Paolo Del Noce, PDG du groupe en France. « Le PSE, pour l’aéronautique, est réduit à 441 suppressions de postes, dont 360 en Occitanie, indique-t-il à nos confrères. C’est un niveau bien plus faible par rapport à ce que nous avions annoncé au départ. Ce qui est important, c'est que face à une réduction du chiffre d’affaire de 50 %, on a une réduction d’effectif en Occitanie qui n’est que de 16-17 % par rapport à nos effectifs initiaux. Notre volonté est de chercher à sauvegarder les compétences. »
« Arrêtons le carnage ! », martèle la CGT
Ces chiffres, confirmés à La Lettre M par Akka Technologies, suscitent une double réaction chez Franck Laborderie, secrétaire général CGT Akka. Sur la forme, le responsable syndical ne cache pas sa surprise. « Une fois de plus, l'information a été transmise aux médias avant de nous être communiquée, déplore-t-il. Cela illustre l'état pitoyable du dialogue social chez Akka. » Sur le fond, Franck Laborderie livre à La Lettre M une analyse nuancée. « C'est évidemment une bonne nouvelle, qui confirme ce que nous disons depuis le début : avec les départs volontaires, nous n'avons pas besoin d'un PSE, assure le responsable syndical. Mais aujourd'hui, il faut que cette machine infernale cesse. Cela fait un an que les salariés souffrent. Les risques psychosociaux sont réels. Nous disons : “Stop, arrêtons le carnage !”. »










