Akka : pourquoi les syndicats en appellent à Arnaud Montebourg
Alors que Mauro Ricci, PDG d'Akka Technologies, a annoncé le 17 mars sur les ondes de FranceInfo que le PSE du groupe d'ingénierie ne concerne désormais plus que 600 postes à Blagnac, sur le total de 900 suppressions initialement prévues (dont 800 à Blagnac), l'intersyndicale CFE-CGC, CGT, FO et UNSA dénonce le tacle du dirigeant, qui estime n'avoir pas « beaucoup vu (les syndicats) sur des solutions » au cours des derniers mois. « Pour voir les syndicats à l’œuvre, encore faut-il être ouvert aux propositions qui sont faites, être ouvert aux négociations loyales et concernant ces propositions, martèlent de concert les syndicats. Faudrait-il aussi qu’il participe sincèrement aux réunions que nous avons provoquées dans le but de renouer un dialogue constructif ! » Et de lister les leviers que, selon eux, la direction aurait refuser d'activer : l'activité partielle de longue durée (APLD) sur 24 mois, le plan de départs volontaires proposé en novembre et « d'autres dispositifs tels que le temps partiel, la réduction du temps de travail, l’échange de compétences avec d’autres entreprises ». Interrogé par La Lettre M, Franck Laborderie, secrétaire général CGT Akka, estime que « le chiffre de 600 postes ne correspond à rien et n'a pas fait l'objet à ce jour d'une information officielle ». Il note toutefois qu'à date, « il ne reste que 682 postes occupés par des salariés, car entre-temps, il y a eu des départs, qu'il s'agisse de démissions, de licenciements pour faute ou de ruptures conventionnelles ».
Vers un rendez-vous avec Montebourg ?
L'intersyndicale, qui assure qu'elle restera « force de proposition », en appelle par ailleurs à Arnaud Montebourg, en sa qualité de fondateur de la société Les équipes du made in France, « elle-même présidant la société Sicef, filiale d’Akka Services ». Les syndicats demandent à l'ancien ministre du Redressement productif de « se prononcer fermement pour l’arrêt des PSE chez Akka, et plus généralement de la casse sociale que nous subissons depuis plus d’un an ». Une demande de rendez-vous doit lui être adressée. Akka indique de son côté mettre tout en œuvre pour « sauvegarder un maximum d’emplois ».










