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Aude / Hérault / Lot
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Agri - Agro
| 23/02/2021

L'héraultais Les Brasérades mangé par le lotois Jean Larnaudie

Le groupe lotois Jean Larnaudie a racheté, en toute discrétion en mai dernier, le fonds de commerce de l'héraultais Les Brasérades (47 salariés, CA : 18,5 M€, Le Crès) pour faire grandir Occitane Plats Cuisinés (140 salariés, Castelnaudary - 11), société créée en 2014 dans la foulée de la reprise de La Lauragaise (ex-Spanghero). « Plus qu’une page qui se tourne, c’est un livre qui se ferme », confie à La Lettre M Guy Dupuis, dirigeant-fondateur des Brasérades. À la retraite depuis cinq mois, ce dernier reste propriétaire - avec deux associés - des locaux historiques de près de 2 000 m2, d'où sortaient jusqu'à 4 000 tonnes de saucisses et échines de porcs par an. « Nous avons deux locataires potentiels. L'un évoluant dans le secteur automobile, l'autre pour y faire du stockage », assure-t-il.

Antenne commerciale à Mudaison

Si 25 salariés des Brasérades ont été licenciés, avec possibilité de se faire accompagner par un cabinet de recrutement en vue d'un reclassement, neuf salariés de l'entreprise héraultaise travaillent, depuis octobre dernier, à Castelnaudary. « Comme le prévoit l'accord de performance collective, nous les avons aidés pour se loger et accompagnés dans la recherche d'emploi du conjoint ou de la conjointe », explique à La Lettre M Laurie Vergnes, responsable RH d'Occitane Plats Cuisinés. Parmi eux, leur responsable Hervé Maréchal, désormais directeur de site à Castelnaudary. La PME audoise a également intégré treize commerciaux et employés du service administration des ventes. Mais pour eux, point de déménagement. Ils sont restés dans l'Hérault, à Mudaison.

Transfert de machines

L'acquisition des Brasérades, « une marque reconnue sur l'univers boucherie mais avec un site de production vieillissant et limité », note Laurie Vergnes, permet à Occitane Plats Cuisinés de passer un cap. Son site de 18 000 m2 ne comporte plus d'espaces vides. D'un côté, une unité de production pour les cassoulets, gésiers et autres conserveries. De l'autre, un atelier dédié à la viande fraîche, musclé par l'arrivée des machines des Brasérades. Dopé par cette opération de croissance externe, le transformateur de viande table cette année sur le recrutement, via Pôle emploi, la mission locale ou les réseaux sociaux, d'une quarantaine de personnes, principalement des opérateurs. « En 2021, nous allons tripler les volumes sur la partie frais grâce notamment à de nouveaux produits, sous la marque Les Brasérades : lomo tranché, poitrine fumée... » illustre-t-elle.

Diversification dans les produits végétaux

Huit ans après le scandale de la viande de cheval, 2021 rime, pour l'ex-Spanghero, avec diversification. « L'autre axe de croissance, c'est la création d'une nouvelle ligne de production, végétale, d'ici à avril prochain. Trois recrutements d'opérateurs sont prévus dans un premier temps », révèle Laurie Vergnes. D’un côté, une machine produira tapenades et houmous. De l’autre, les fruits et légumes seront pasteurisés par UV afin de fabriquer jus de fruits, smoothies et soupes. Comme ses confits de canards et chipolatas commercialisés sous la marque Les Occitanes, la PME vendra ces nouveaux produits dans les grandes surfaces françaises. L'international (Allemagne, Finlande...) et la restauration hors foyer pèsent 10 % du CA, que le groupe Jean Larnaudie ne souhaite pas communiquer.

Cyril Peter, avec Nelly Barbé / redaction.montpellier@lalettrem.net
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