Remise de prix, speed dating ...: les business angels du réseau Melies se mobilisent
Le réseau montpelliérain Melies Business Angels (MBA, président : Gilles Roche) organise un speed dating le 25 novembre en format digital, dans le cadre de la semaine nationale 2020 des business angels, du 23 au 27 novembre. Dix business angels échangeront en ligne avec les candidats, sur rendez-vous, pour donner un premier avis sur leurs projets de création. Le Speed Dating 2019 a débouché sur quatre instructions de dossiers et un financement en 2020.
Sept start-up récompensées
Par ailleurs, Melies met en lumière et récompense sept Lauréats de l’Innovation 2020, des start-up qui ont été ou sont accompagnées par le réseau : Octipas (plateforme 360° réconciliant web & magasins avec des fonctionnalités telles que l’OMS, la digitalisation des points de vente, ou encore la tablette vendeur), Naocom (solutions IoT pour le suivi du transport des produits thermosensibles), Electric Motion (conception, développement et commercialisation de motos de trial électrique) reçoivent le prix Envol. Les strat-up Deepbloo (plateforme dédiée aux professionnels de l’énergie pour identifier et analyser des appels d’offre), Epur (première machine de fraisage à commande numérique portative au monde, destinée aux travaux de charpente traditionnelle et de la construction bois), Hiotee (système de communication pour les objets connectés via satellite, permettant d’avoir une couverture mondiale, y compris dans les lieux les plus isolés) et Wefight (chatbot sur le cancer du sein) reçoivent le prix Embarquement.
Retour d'expérience de Stéphanie Gottlib-Zeh
L’entrepreneuse Stéphanie Gottlib-Zeh témoigne tout au long de la semaine sur son expérience de business angel. « J’aime les start-up qui génèrent du chiffre d’affaires rapidement et qui parviennent à auto-financer une partie de leur R&D. Aujourd’hui, ces start-up ont un matelas de trésorerie qui leur permet de ne pas rencontrer de trop grosses difficultés », rapporte-t-elle à La Lettre M, notant que, sur les douze entreprises dans lesquelles elle a pris une participation, seule une a dû solliciter un bridge « pour passer l’année sereinement ».
En ces temps de crise, deux options s’offrent donc aux start-uppeurs, résume Stéphanie Gottlib-Zeh : « soit les sociétés disposent de suffisamment de trésorerie et, avec les aides gouvernementales françaises, elles passeront ce cap même en l’absence de revenu ; soit elles vont se réinventer ». Et de citer en exemple l'entreprise fondée par Christophe Carniel, Vogo, dont Stéphanie Gottlib-Zeh est membre du conseil d'administration : « Vogo a tiré les conséquences de la première vague avec l’annulation de tous les événement sportifs en pivotant et en proposant ses technologies à l’industrie lourde. Ce pivot leur a permis de réaliser une partie significative de leur chiffre d’affaires tout en participant, avec le CNRS, à un consortium pour mettre en place un test salivaire de la Covid-19. Tout en sachant que ces tests pourraient être utiles dans le monde du sport notamment. »
Compliqué d’être business angel en 2021 ? « le business angel investit sur la durée, pour travailler avec une société sur une solution qui doit apporter de la valeur à moyen ou long terme. On n’espère pas sortir d’une start-up avant cinq ou huit ans, relativise Stéphanie Gottlib-Zeh. En ce qui concerne les choix d’Agileo Ventures (le club d'investisseurs monté par l'entrepreneuse, NDLR), la dimension technologique des projets est essentielle car cela va amener de la valeur concurrentielle réelle sur le marché sur lequel la start-up évolue. Il n’y a pas de raison, dans ce cadre, que les investisseurs se mobilisent moins. »










