Gouiran Beauté à l'heure des « petites ventes de dépannage »
Depuis le reconfinement du 30 octobre, les commerciaux du grossiste montpelliérain Gouiran Beauté (160 salariés, CA : 23 M€) sont au chômage partiel car les clients historiques, les salons de coiffure, sont à nouveau fermés. En attendant une réouverture de ceux-ci et de ses 23 magasins en France, la PME familiale s'en remet aux clients particuliers qui commandent sur le site internet ou par téléphone avant de venir récupérer shampoings et autres produits de première nécessité. « Les ventes en ligne sur le site internet ont doublé en novembre par rapport à l'an dernier mais cela n'est pas suffisant pour compenser les pertes liées à la fermeture de nos magasins. Avec le drive, qui représente 15 % du CA, les particuliers ne se laissent pas tenter par les achats d’impulsion. Ce ne sont que de petites ventes de dépannage », résume le PDG Didier Gouiran.
L'espoir d'une réouverture pour le Black Friday
Si les fournisseurs sont « un peu moins désorientés » que lors de premier confinement, l’inquiétude de Gouiran Beauté porte sur « les professionnels qui essaient de continuer d’exister sur les réseaux sociaux et écoulent quelques produits via le click and collect », analyse le dirigeant. Ce dernier ne souhaite pas demander un deuxième PGE, alors que le premier contracté en avril a été utilisé à 28 % pour le versement des salaires et le paiement des fournisseurs en octobre et novembre. « Les restaurants, les hôtels... Il y a plus malheureux que nous », positive Didier Gouiran, ajoutant que l'activité de l'entreprise, fin octobre, était en recul de 1,5 % par rapport à l'an passé. « Avant le reconfinement, nous visions un chiffre d'affaires identique à celui de 2019. Aujourd'hui, c'est compliqué de faire des prévisions. Cela dépend si on peut rouvrir en décembre, même si une réouverture le 27 novembre pour le Black Friday, ce serait logique et de bon sens », soutient-il. La majorité des fédérations de commerçants concernées par une probable réouverture le 1er décembre, un mardi, demandent à ce qu'elle soit avancée au 27 novembre, un vendredi. Objectif : gagner un week-end d'activité avant Noël.










