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Région Occitanie
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Emploi
| 14/02/2020

17 000 cadres devraient être recrutés en 2020 en Occitanie

Avec 15 890 cadres embauchés en 2019 en Occitanie, les recrutements sont à la hausse de 2 %. Une croissance non démentie depuis 2016, mais toutefois moins marquée qu'au niveau national (+ 6 %). Si l’on soustrait les sorties (démissions, licenciements ou départs à la retraite), « le chiffre net des nouveaux cadres est de 5 880 postes dans le territoire, contre seulement 3 200 en 2018 », souligne Jean-Sébastien Fiorenzo, délégué régional de l’Apec. Une tendance qui devrait se poursuivre cette année. En 2020, près de 17 000 recrutements de cadres sont ainsi attendus dans la région, dont près des trois quarts en ex-Midi-Pyrénées.

Attractivité du territoire
La hausse de l'effectif cadres s'explique aussi par le fait que « les entreprises régionales ont, d’une part, davantage misé sur les promotions internes, et que, d'autre part, elles ont enregistré moins de "sorties" », poursuit le délégué régional. « On relève en effet une forte évolution des promotions internes, de 19 % », confirme Nathalie Catala, en charge des relations entreprises à l’Apec de Montpellier. Une bonne façon, selon elle, de répondre à la problématique des territoires « qui ne sont pas tous attractifs ». Et de citer en exemple des villes comme Carcassonne et Béziers où « les entreprises ont beaucoup de difficulté à recruter ». Parallèlement, la promotion interne « permet à l’employeur de fidéliser ses collaborateurs, en leur permettant de se projeter dans leur avenir et celui de l’entreprise ».

Services et industrie
Les secteurs des services (une embauche sur quatre dans le numérique) et de l’industrie (une embauche sur cinq) concentrent les besoins en recrutement. « Le marché est en tension, confirme Thomas Binant, président de la start-up toulousaine Geotrend (veille stratégique basée sur l'intelligence artificielle, 18 salariés). Nous avons beaucoup de mal à recruter, notamment des data scientists. Aujourd’hui, le salaire n’est pas le critère n°1. La nouvelle génération est davantage en quête d’autonomie et de sens. » Pour faire face aux besoins, certaines sociétés misent sur « des profils seniors en reconversion », témoigne Frédéric Musso, DG de la société MTarget (solutions mobiles, 28 salariés à Labège - 31).

Marque employeur
Ne pas se retrouver dans la stratégie de l’entreprise, avoir des problèmes de management et ressentir un manque de sens à sa mission sont les trois principales causes de départ d’un cadre, selon une enquête de l’Apec. « Les entreprises doivent mieux communiquer sur leur levier d’attractivité, comme la RSE par exemple, qui est un élément clé pour la génération Z (née après 1997, NDLR), ajoute Nathalie Catala. Certaines entreprises n’ont même toujours pas pris conscience qu’elles doivent travailler leur marque employeur pour attirer les talents. Cela commence par avoir une page internet dédiée au recrutement, à jour et attractive ! Cela passe aussi par une présence sur les réseaux sociaux, LinkedIn étant un excellent sourcing par exemple. »

Alexandre Léoty et Nelly Barbé
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