Les Gardois moins surendettés malgré un fort taux de chômage
En 2019, un taux de 222 dossiers de surendettements pour une base de 100 000 habitants (de 15 ans et plus) a été comptabilisé dans le Gard, contre 245 en Occitanie et 268 en France. Entre 2016 et 2019, le nombre de dossiers de surendettement déposés dans le Gard a baissé de 20,7 %. C'est mieux qu'en Occitanie, -20,3 %, et qu'en France, 19,3 %. « Un résultat très satisfaisant », commente Philippe Saigne-Vialleix, directeur de la Banque de France dans le Gard. Parallèlement, le taux de chômage dans le département culmine à 12 % (vs 10 % en Occitanie et 8,3 % en France). Quant au taux de pauvreté il ressort à 19,8 %, soit plus de 5 points supérieur à la moyenne nationale. Ainsi, si les actions de communication déployées par la Banque de France permettent d’expliquer en partie la baisse des dépôts de dossiers, une part de ce recul est liée aux réticences de certaines personnes à déposer un dossier.
« Les gens ont peur du surendettement, beaucoup repartent sans vouloir déposer un dossier de surendettement », confirme Aurore Mordelet, UFC Que Choisir.
Il faut dire que la démarche entraîne le fichage des personnes surendettées qui ne peuvent pas contracter de crédit pendant cinq ans. « Certes mais pour 44 % des dossiers, la dette est entièrement effacée », rappelle Marie-Chantal Pages, rapporteur à la commission de surendettement, Banque de France du Gard. Un taux en ligne avec la moyenne nationale, qui s’explique notamment par le taux de personnes surendettées présentant une capacité de remboursement nulle ou négative, soit 51,2 % des dossiers de surendettement dans le Gard. La part des dettes immobilières dans l'endettement médian des ménages gardois, présente seulement dans 14 % des dossiers déposés, pèse pour 38 % de l'endettement, contre 35 % ailleurs. Profil des personnes surendettées : 32,4 % de personnes séparées ou divorcées, âgées de 35 à 64 ans et locataires pour 72 % d'entre-eux.










