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Gard / Hérault
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| 23/01/2020

Propreté urbaine : la concurrence acérée des acteurs du secteur

« Nous avons perdu 18 communes en un an : cinq communes de Petite Camargue, Vauvert et douze dans le nord de l’agglomération nîmoise »​, résume Emiliano Marcos à la tête de l'entreprise Océan, spécialisée en propreté urbaine et traitement des déchets (2 entités : Océan Concept, 3 salariés et Océan Propreté, 167 salariés, Nîmes). L'année a été rude pour l'opérateur gardois. En Occitanie Est (ex L-R) plusieurs poids lourds se partagent le marché : Veolia environnement, Suez environnement, Nicollin environnement,  mais aussi Urbaser (société espagnole rachetée par un consortium chinois), Derichebourg ou Paprec.

Appels d'offres en cours
Faisant figure de Petit Poucet, Océan intervient dans 65 communes gardoises. Les marchés perdus, certains en Petite Camargue (30) au profit du groupe Nicollin (5 800 salariés au total, CA : 330 M€, 4 pôles d'activité : eau, services, événements et environnement, Montpellier), d'autres de Suez environnement, représenteraient selon le dirigeant l’équivalent de 2,3 M€ dont l’impact se fera sentir sur son chiffre d’affaires 2020. Par ailleurs, la candidature d'Océan pour un marché de propreté urbaine à Aigues-Mortes (30) n'aurait, selon nos informations, pas été retenue au profit de celle de Nicollin, qui y assurait déjà cette mission. Pour compenser ces pertes, Océan s’est positionnée sur des marchés héraultais où intervient actuellement... Nicollin. « Nous attendons des réponses pour les communes de Lattes, Castelnau-le-Lez et Pérols (34). », précise Emiliano Marcos qui s'inquiète de la domination des « majors » dans ce secteur d'activité. Verdict attendu prochainement. S’il est à la faveur d’Océan, cela lui assurera 1,5 M€ de revenus annuels, uniquement pour ces 3 communes.

Pour se démarquer de ses concurrents, Océan mise aussi sur ses véhicules électriques dernière génération conçus et fabriqués en interne par Océan Concept. « À Nîmes par exemple, 36 % de nos véhicules sont électriques. » Victimes collatérales de cette concurrence acérée : les salariés. « Nous avons vu arriver des acteurs low-cost qui ne respectent pas la convention collective de l’activité des déchets », commente Guy Martre, secrétaire général CGT/SMN Nicollin. Parallèlement à cela, les collectivités, principal donneur d’ordres sur ces marchés, auraient tendance à privilégier le critère du prix au détriment d’autres critères pour attribuer les marchés déplore le délégué syndical.

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
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