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Haute-Garonne
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Transports - Logistique
| 18/09/2019

Comment Toulouse repense sa logistique urbaine

Située au nord de Toulouse, dans la zone de Fondeyre, la plateforme Toulouse Logistique Urbaine (TLU) est en construction depuis avril dernier. Imaginés par l’architecte Eric Lapierre (Agence Elex), ses 9 ha vont accueillir d’ici à juin 2021 deux bâtiments de 200 m de long et de 19 200 m2au total, ainsi qu’une aire de stationnement poids-lourds de 144 places. Ce projet à 28 M€ sera présenté le 19 septembre lors du forum « La logistique urbaine dans la ville durable », organisé à Toulouse par Eurosud Team. La Lettre M vous en livre quelques détails en avant-première.

Renouveau. TLU n’est pas une création ex nihilo. Confiée en délégation de service public au groupement Lumin’Toulouse (Semmaris, Poste Immo, Caisse d'épargne Midi-Pyrénées) en 2017 par Toulouse Métropole, elle va remplacer une zone logistique vieillissante et obsolète. « Les cinq bâtiments actuels datent des années 70-80, explique François Cantinaud, directeur régional adjoint de Poste Immo et directeur général délégué de Lumin’Toulouse. Le projet consiste à dédier cette zone à la logistique du dernier kilomètre, ce qui impose une approche différente. » Indissociable du commerce en ligne, la logistique du dernier kilomètre implique la livraison de volumes importants de colis. « Hauts de 5 m et profonds de 25 m, les bâtiments actuels ne sont pas en mesure d’accueillir des systèmes mécaniques de traitement adaptés, affirme François Cantinaud. De même, les quais sont conçus pour les poids lourds, alors qu’en logistique urbaine, la majorité des flux sortant se font en véhicules légers (camionnette, vélo cargo, quad électrique, etc). »

Transports doux. Les nouveaux locaux disposeront donc de quais adaptés. Sur la centaine d’emplacements prévue, une quarantaine sera équipée de bornes de recharge électrique. Le site disposera d’une station en gaz naturel et d’une station-service classique. « Nous réfléchissons également à l’installation à moyen-terme d’une station de distribution d’hydrogène », ajoute François Cantinaud. À plus long terme, le site pourrait aussi bénéficier de la proximité du canal latéral et d’une voie ferrée privée. « Le plus difficile, ce n’est pas de construire le site, mais de retarder son obsolescence, juge-t-il. Tout l’enjeu va être de faire évoluer TLU pour le maintenir à la pointe de la logistique urbaine. »

Commercialisation. Six ou sept entreprises devraient à terme être présentes sur le site, à la place de la quinzaine installées précédemment. « Certaines n’y disposaient que d’un bureau, précise François Cantinaud. Urby Toulouse, déjà sur place, va se maintenir. Une plateforme de La Poste va s’y installer. 75 % du site sont déjà réservés. Nous avions prévu des espaces de 500 à 1 500 m2. Nous pourrions remplir une zone de 40 000 m2 car il y a de la demande pour des locaux de 5 à 10 000 m2. » D’autres sites équivalents pourraient donc à l’avenir sortir de terre en périphérie de Toulouse, du côté de Labège et Portet. « Aucune discussion n'est cependant à l'ordre du jour, précise Philippe Wahl, président du groupe La Poste. L'investissement est déjà considérable et il n'y a pas de foncier disponible. Si ça se développe très vite, nous en rediscuterons avec Toulouse Métropole. »

Gael Cérez / cerez@lalettrem.net
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