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Haute-Garonne
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| 11/06/2019

Moudenc vante son bilan et tacle son opposition

Sur les écrans comme sur les affiches, le slogan est clair : « 5 ans de progrès partout ! ». Pour autant, Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse et président de Toulouse Métropole, l’assure : s’il dresse le 11 juin devant la presse le bilan des cinq premières années de son mandat, c’est par mesure de « transparence », et non pas pour se lancer officiellement dans une nouvelle aventure électorale. « Nous rendons des comptes pour que les Toulousains se rendent compte », assène-t-il, avant de préciser qu’il « n’utilise pas les moyens de la collectivité à des fins électorales ». Et aux journalistes qui l’interrogent sur une hypothétique candidature, l’élu rétorque : « Chaque chose en son temps. Je ne suis pas venu ici aujourd’hui pour parler d’un projet. Il y a des pressés, il y a des pressions. Nous, nous sommes au travail. » Un devoir d’inventaire qui n’exclut pas, en revanche, les tacles à l’opposition, et notamment aux élus écologistes. « Dans leur discours, les Verts ne parlent que du présent et de l’avenir, estime Jean-Luc Moudenc. Or, ici, ils ont un passé, avec des responsabilités municipales exercées entre 2008 et 2014. Je veux simplement leur rappeler que sur beaucoup d’enjeux environnementaux, ils ont fait moins que nous. L’innocence dont ils se réclament ne résiste pas à l’examen objectif des faits. »

Un examen des réalisations du mandat en cours qui amène de façon mécanique le maire de la Ville rose à effectuer des comparaisons avec la majorité précédente. « Il est normal de comparer avec la situation que nous avons trouvée lorsque nous sommes arrivés aux responsabilités », assume Jean-Luc Moudenc, qui tacle son prédécesseur, l’ex-socialiste Pierre Cohen (désormais élu Génération-s), dont la gouvernance était selon lui « prisonnière de logiques dogmatiques ». « Avant 2014, les Toulousains étaient peu écoutés, estime-t-il. Les élus étaient arcboutés sur leurs positions. Nous avons multiplié par deux le nombre de réunions de concertation avec la population. »

L’augmentation des impôts en question. Interrogé sur l’augmentation de 15 % des impôts locaux décidée au début de son mandat – alors qu’il avait promis la stabilité fiscale -, Jean-Luc Moudenc souhaite rappeler le contexte de l’époque. « Cette augmentation n’était pas prévue, confirme-t-il. Mais de manière assez traître, le gouvernement de l’époque, alors qu’il avait jusque-là caché ses intentions, a annoncé une baisse spectaculaire de ses dotations aux collectivités locales. Le coup de massue a été énorme. Cela a déstabilisé notre projet municipal. Le choix que nous devions faire était affreux : si nous n’avions pas augmenté les impôts, nous aurions dû renoncer à la moitié de nos investissements. Notre décision, dans ce sens, a été courageuse. » Et l’édile d’assurer que la suppression progressive de la taxe d’habitation combinée à la baisse moyenne programmée du prix de l’eau à Toulouse devrait permettre « d’effacer » à terme les effets de cette hausse de la fiscalité. La liste des réalisations de la Ville de Toulouse entre 2014 et 2019 est disponible sur le site www.5ansdeprogres.fr.

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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