Retour sur les vœux aux Armées d’Emmanuel Macron à Toulouse
Le président de la République s’est rendu hier à Toulouse, pour présenter ses vœux aux Armées, seule cérémonie maintenue dans un contexte social tendu. Siège du Pôle national des opérations aéroportées (PNOAP), la base militaire de Francazal est depuis 2017 le QG des opérations d'urgence des parachutistes de l'armée de terre.
« Le moral est bon ? » Des parachutistes aux aviateurs, Emmanuel Macron, s’est enquis de l’état d’esprit des militaires composant la 11e brigade parachutiste. « Le moral est toujours bon », lui a répondu le Colonel Bertrand Debray, au commandement du 8e RPIMa de Tarbes. « Le matériel est vieillissant », a osé pour sa part un soldat du rang. Même question dans la gigantesque soute de l'A400M présent sur le tarmac. « On a quelques difficultés », a reconnu un ingénieur d'Airbus Defence & Space. Le parachutage par les portes latérales de l'appareil demande en effet encore quelques ajustements. La flotte française compte déjà 14 de ces aéronefs capables de transporter 35 tonnes de matériel, soit plus du double que les vénérables Transall en service depuis 1965.
Après les démonstrations militaires et le suivi de commandos parachutistes sautant au-dessus de la base, le chef de l'État a adressé ses vœux devant 1 600 personnes. Dans un discours de 50 minutes, le président a réaffirmé son soutien aux forces françaises à l’étranger et sa volonté de créer une armée européenne. Il a également a rappelé les « 1,8 Md€ de ressources supplémentaires » attribués à la Défense en 2018, portant le budget à 34,2 Md€. Ce crédit budgétaire sera porté à 35,9 Md€ dans le cadre de la Loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025, promulguée en juillet dernier. Une hausse de 1,7 Md€ qui sera maintenue chaque année jusqu’en 2022, avant d’être portée à 3 Md€ en 2023. « La LPM acte une trajectoire budgétaire ambitieuse et inédite. Cette priorité donnée aux Armées dans un contexte contraint pour les finances publiques est une nécessité stratégique et de souveraineté et je l’assume pleinement. C’est la capacité offerte à notre pays de se consolider comme la première armée européenne », a déclaré Emmanuel Macron.










