La FPI Occitanie Méditerranée au coeur des transitions écologiques et numériques
Élu en juin dernier, Laurent Villaret préside ce 18 décembre sa première cérémonie des vœux 2019 de la Fédération des promoteurs immobilier (FPI) Occitanie-Méditerranée. Entouré de ses 13 vice-présidents, celui-ci a souhaité donner une impulsion nouvelle à ce rendez-vous des acteurs de l’acte de bâtir et des élus, 500 acteurs présents au Domaine de Verchant à Castelnau-le-Lez. Ainsi, Luc Ferry, philosophe, écrivain, ancien ministre, a assuré une conférence sur le thème : « La place de l'écologie dans la troisième révolution industrielle » replaçant ainsi l’acte de bâtir au cœur des enjeux sociétaux. Cette conférence a été suivie par une table ronde replaçant la thématique à l’échelle de la Métropole de Montpellier.
Transitions
« Nous sommes dans des transitions climatiques, démographique, des transitions de gouvernances politiques, économiques révèlent de nouveaux modèles de développement qui s’accélèrent et qui changent les codes », souligne Laurent Villaret. Alors que la révision du Scot est engagée (vote au 1er trimestre 2019) et que le PLUI sera adopté ultérieurement afin de donner de la visibilité aux aménageurs et promoteurs, Philippe Saurel, maire et président de la métropole de Montpellier pointe un défaut dans la réforme territoriale : « rien ne gère les relations entre les intercommunalités. Il y a des accords, mais c'est de gré à gré ». « La profession a un rôle clé à jouer avec les collectivités qui construisent des stratégies structurantes. Toutefois, il ne faut pas rester sur un diktat des normes, mais au contraire donner du sens à la transition écologique », précise Laurent Villaret en matière de stratégie environnementale des promoteurs. Le président de la FPI donne quelques pistes de réflexion : construire des bâtiments qui sont des ressources, où les espaces communs, les parkings, le toit, la gestion des déchets seraient mutualisés, ou encore rendre accessible les espaces de vie, commerciaux et de travail pour éviter les mouvements pendulaires. « Il faut penser au long terme, avec la possible mutation des bâtiments comme le parking Saint-Roch qui pourra changer d’usage, avec des bureaux à terme. Demain, toutes les constructions d’immeubles seront proposées avec une panoplie de services », précise-t-il. Une approche que partage Philippe Saurel : « les nouvelles constructions proposent un habitat mixte et fonctionnel à l’image du futur quartier Cambacérès » qui abritera la Halle French Tech, des écoles et des activités et des équipements sportifs. Les futures zones à urbaniser sur la métropole sont la Zac des Côteaux et des opérations de renouvellement urbain : EAI, Centre-ville, Grand Coeur. « Montpellier a 20 ans de réserve foncière devant elle », indique Philippe Saurel.
Les défis de la FPI
Face à ces enjeux, Laurent Villaret rappelle que les 48 adhérents de la FPI implantés de Perpignan à Nîmes ont réservé en 2018 : 6 200 logements libres (contre 6 719 mises en vente en 2017), 2 100 logements sociaux représentant 60 % de la production totale de l’ex-LR, 1 000 logements abordables, 80 000 m2 de bureaux et 240 000 m2 de commerces. « Un logement neuf construit, c’est deux emplois à temps plein pendant 18 mois ! Pour construire des résidences, il faut continuer à attirer des entreprises, déclare-t-il. Nous soutiendrons toutes les initiatives économiques visant à développer le renouvellement urbain des centres-villes de même que tous les projets favorisant la mobilité sur le territoire : routes, ports, aéroports, pôles d’échanges multimodaux car ils sont un fort levier de développement. » En effet, la profession s'inquiète d'un recul de l'offre pour 2019 et 2020 et de la tension sur les prix, ainsi que de la suppression du dispositif Pinel sur les zones B2 (Béziers et Narbonne).
Revenant sur les grands enjeux que doit relever la FPI, il détaille les axes des travaux de la fédérations : être acteur de premier plan en termes de développement du territoire par un ancrage local et des capacités d’innovations et développer un pôle d’expertises partenaire des collectivités. Parmi les actions déjà engagées : une newsletter, un dispositif « dialogue urbain » qui met à l’honneur un adhérent, l’attractivité des salons, des méthodes de travail concertées avec Serm/SA3M, des liens avec la Proptech, des ponts avec l’école d’architecture et d’autres écoles pour des formations pilotes, des rencontres avec des collectivités et des SPLA comme L’Or Aménagement, la SA Elite,… « Un fonds de dotation nommé « Canopée » sera actif début janvier et permettra par le mécénat des actions de végétalisation de l’espace public notamment pour Montpellier », conclut Laurent Villaret.










