Airbus va supprimer 3 700 postes, dont 470 en France
Airbus (129.000 salariés, CA : 66,8 Md€, siège à Blagnac) confirme, le 7 mars, le projet d’ajustement des cadences de production de ses programmes A380 et A400*. « Ces mesures affecteront au maximum 3 700 postes dans les sites implantés dans les pays fondateurs de l’entreprise : France, Allemagne, Royaume-Uni et Espagne », indique le groupe après avoir présenté ce plan devant son conseil d’entreprise européen. Aucune précision officielle n’est cependant apportée quant à la localisation exacte des unités Airbus concernées par ce « processus social centré sur des redéploiements ». « Nous devrions être fixés dans les prochaines heures », commente un porte-parole de l’avionneur toulousain à La Lettre M. Selon des sources syndicales, 470 postes pourraient être impactés dans les deux principaux sites français du groupe - Nantes Saint-Nazaire (44) et Toulouse-Blagnac où l'assemblage final de l'A380 est réalisé-, « mais sans aucun licenciement sec ». Airbus annonce par ailleurs vouloir s’engager « à gérer toute implication sociale de manière responsable » en proposant des « opportunités à la plupart des employés ». Des discussions avec les partenaires sociaux sont en cours en vue du redéploiement des effectifs « vers d'autres programmes ».
*Airbus prévoit de produire six A380 et huit A400 par an à compter de 2020, contre 12 A380 et 15 A400 en 2018.










