Démolition de l'ancienne cimenterie Lafarge : l'Etat se penche sur le cas Scori
La situation serait en passe de s'apaiser. C'est en tout cas le message qu'est venu faire passer Philippe Nucho, secrétaire général adjoint de la préfecture de l'Hérault, le 28/9 sur le site situé en bordure du bassin de Thau à Frontignan, et que Lafarge est en train de démolir au titre de ses obligations. Cette ancienne cimenterie et station de broyage a cessé son activité en 2010, pour être transférée sur le port de Sète. Scori, filiale de Sita (Suez) occupe une partie du site avec des fosses à pâteux, déchets dangereux que l'entreprise recycle pour produire des carburants de substitution à destination des cimenteries. La grande halle en cours de démolition - Lafarge attaque le dernier tiers de l'opération - domine ces fosses. Scori a attaqué le permis de démolition, sans résultat, et l'État s'implique maintenant auprès de la commune afin d'obtenir une sortie de crise. Les représentants de Scori étaient reçus ce même jour par la mairie, dans le cadre de l'examen d'un permis de construire déposé pour la création d'un bâtiment étanche qui viendra prendre place au-dessus de ces deux fosses, et ainsi permettre de protéger les riverains d'éventuelles émanations. Le permis sera délivré avant le 25/10, a assuré Claude Léon, élue à la Ville de Frontignan en charge de l'urbanisme. Par ailleurs, des discussions sont en cours entre Lafarge et Scori pour le rachat des terrains concernés.
Scori, qui emploie une vingtaine de personnes sur le site, a vocation à le quitter « à moyen-long terme, soit dans les 6 à 8 ans », a indiqué Philippe Nucho. L'agglomération de Sète envisage la création d'espaces verts et de loisirs sur cette partie, située à l'est de la départementale, et un palais des sports de l'autre côté de la route, en bordure de bassin. Les travaux de démolition de cette deuxième tranche devraient démarrer au cours du second semestre 2018, d'après les représentants locaux de Lafarge, pour une fin de chantier début 2020. Au total, Lafarge aura investi entre 2 et 3 M€ dans ce chantier de démolition.










