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Haute-Garonne
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Transports - Logistique
| 16/12/2016

Premiers résultats du débat sur la 3e ligne de métro : oui, mais…

La réunion de clôture du débat public relatif au projet de 3e ligne de métro à Toulouse a eu lieu le 15/12, au Centre de congrès Pierre Baudis, à Toulouse. L’occasion de découvrir les premiers résultats - nuancés - de cette vaste consultation citoyenne.

Trois camps se dessinent
Tout d’abord, de nombreux organismes, institutions publiques ou privées, entreprises, structures syndicales et associatives, ont pu faire entendre leurs voix. Trois « camps » se sont ainsi dessinés : les « favorables », les « favorables sous conditions » et les « défavorables » au projet. Du côté des acteurs favorables au projet de 3e ligne de métro, il faut notamment compter, selon la Commission nationale du débat public (CNDP), sur la Région Occitanie, le CD 31, le Sicoval, l’Aéroport Toulouse-Blagnac, le club d’entreprises Réussir, la Fédération des TP Midi-Pyrénées, Eurosud Transport, le Medef Occitanie, la SNCF, les Hôpitaux de Toulouse, la CCI de Toulouse, la CMA 31, les Codev de Toulouse Métropole, du Sicoval et du Muretain, les Villes de Colomiers, Labège et Blagnac, le Cress, le Stade Toulousain et de grandes entreprises comme Airbus, Airbus Defence and Space, Rockwell Collins et ATR. Du côté des acteurs favorables au projet mais sous conditions, on trouve notamment les communes de L’Union et Saint-Orens, le Ceser Occitanie, la CFDT Midi-Pyrénées et la CFE-CGC. Enfin, le camp des acteurs défavorables compte, entre autres, les associations 2 pieds 2 roues et Vélorution, le Collectif citoyen, Autate, Tournefeuille Avenir Environnement, France Nature Environnement, Nord en Vie, CGT 31, CGT Tisséo, la Feve, Collectif Tuck, FSU et Sud Solidaires.

74 % des citoyens interrogés plutôt favorables à l’option 3e ligne
Les résultats du questionnaire renseigné par plus de 4.700 citoyens ont par ailleurs été dévoilés. Et s’il ne s’agit ni d’un « sondage » ni d’un « outil référendaire », insistent les organisateurs du débat, il en ressort tout de même plusieurs enseignements. Tout d’abord, 87 % des Toulousains interrogés préfèrent prendre le métro plutôt que l’automobile, si celui-ci permet d’effectuer le même trajet. Par ailleurs, 60 % d’entre eux considèrent que la 3e ligne devra desservir Labège et 46 % estiment que l’aéroport toulousain doit lui aussi être desservi. Au global, 74 % des personnes interrogées placent le choix d’une 3e ligne de métro devant d’autres options, comme le tramway ou le TER. En revanche, 70 % des sondés disent douter des effets du projet sur la création d’emploi dans le territoire.

Des conclusions nuancées
Pour Jacques Archimbaud, vice-président de la CNDP et président de la commission chargée d'organiser le débat toulousain, les conclusions sont par conséquent nuancées. « Trois questions majeures se posent : Quelles sont aujourd’hui les mobilités dont il faut s’occuper en priorité ? Quels équilibres faut-il bâtir entre Toulouse et les villes qui l’entourent ? Quels équilibres faut-il dessiner entre les différents quartiers de Toulouse ? ». Évoquant notamment le « doute fort ressenti par certains citoyens quant à la capacité de réaliser la 3e ligne sans nuire aux autres projets prévus au PDU (Plan de déplacements urbains, NDLR) », il insiste par ailleurs sur « le message nuancé envoyé par les habitants, qui ne doit pas être perçu unilatéralement comme une acceptation tout court ou un rejet tout court ». Enfin, la CNDP, qui recommande « un portage politique mieux partagé du projet », estime que les trois Codev (Toulouse Métropole, Sicoval et Muretain) du territoire constituent « l’instance la plus adaptée et la plus légitime pour assurer tout ou partie de ces recommandations ». Un rapport détaillé sera remis par la CNDP dans environ deux mois. « Le maître d’ouvrage aura alors trois mois pour répondre, précise Jacques Archimbaud. Nos préconisations n’ont pas de caractère contraignant, mais l’expérience montre que lorsque les conclusions d’un débat public ne sont pas écoutées, les choses peuvent dégénérer… »

En chiffres
Le débat public en chiffres : 4.000 conversations avec des citoyens lors de 16 débats-mobiles, 3.000 participants aux diverses rencontres publiques, 11 focus groupes, 6 rencontres en entreprises, 4 rencontres avec des étudiants, 5 ateliers cartographie, 5 conférences-débats, 26 auditions publiques d’experts, 4.730 questionnaires remplis, 64 contributions et cahiers d’acteurs rédigés par des personnalités morales et 20.476 visiteurs sur le site internet dédié. Coût de l’opération : 500 k€.

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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