Le pôle de compétitivité Mer Méditerranée à Montpellier
Le pôle de compétitivité Mer Méditerranée, basé à Toulon mais couvrant les régions Paca et Occitanie, faisait escale à Montpellier le 15/11 pour rencontrer des professionnels de la mer en Occitanie. Créé en 2005, le pôle Mer Méditerranée compte 405 membres dont 60 issus de la région Occitanie (37 PME, 10 laboratoires, 8 grands groupes, 5 écosystèmes). Le nombre d’adhérents en Occitanie a doublé depuis 2013, année où le périmètre du pôle a été étendu à l’ex-LR et, depuis la grande région, à l’ex-MP. Parmi les régionaux de l’étape invités à témoigner de leur activité via ce pôle, le groupe Engie qui vient de décrocher l’appel à projet pour de l’éolien flottant au large de Leucate, le jeune chantier naval de bateau biosourcé EcoTransat (Sète), BRLi, la filiale ingénierie de BRL à travers notamment son travail sur le génie écologique côtier, le laboratoire IES (Montpellier) spécialisé dans les capteurs thermiques, acoustiques…, Stat Marine (Nîmes) cabinet d’ingénierie oil and gas marin et Andromède océanologie, spin off de l’université de Montpellier en 2000 développant une activité recherche, bureau d’études et média pour le photographe Laurent Ballesta. Au total, le pôle a labellisé 322 projets, ce qui représentent 978 M€ de budget R&D engagés depuis 2005 et 389 M€ de cofinancement public.
Navire du futur
Invité à l’une des tables rondes, Xavier Desmaret, PDG d’Outremer Yaching (La Grande Motte, 34) travaille sur un projet nautisme labellisé par le pôle intitulé Off shore connecting maintenance (OSCM). Le budget est de près de 400k€ dont 200k€ financé par l’Ademe dans le cadre du Programme d’investissement d’avenir « Navire du futur ». « Nous avons été lauréat en janvier de la brique ‘e-maintenance’. L’objectif est de développer à travers nos 700 bateaux une solution de e-maintenance, mettre des capteurs fournis par le laboratoire IES, collecter des données, faire un peu de big data et être plus pertinent dans la détection et l’analyse du problème. Le fait d’être labellisé par le pôle nous a permis de passer les premières étapes de sélection plus facilement. » Un démonstrateur doit être présenté en avril 2017 et déployé en 2018. « Ce projet à l’échelle de notre groupe est stratégique. Cela va nous permettre d’être plus pertinent dans la conception des bateaux et nous donner un avantage compétitif décisif », ajoute le PDG.
Eolien flottant
Olivier Guiraud, responsable Développement éolien offshore chez producteur d’éléctricité audois Quadran, encourage quant à lui l’interaction entre les pôles de compétitivité et différents clusters. « Nous pensons qu’il faut donner de la visibilité à la petite ETI ou à la PME et pas sortir du carton les appels d’offre du carton 15 jours avant de les lancer. Avec nos partenaires, nous allons faire un travail d’identification assez détaillé des lots qui nous semblent possibles de mettre au marché local. Nous allons les rendre publics en 2017 pour que les entreprises locales puissent s’organiser et être en mesure, en 2019, à répondre à nos appels d’offre en étant compétitives et en capacité de tenir la dragée haute aux grands du secteur. » Pour communiquer sur ces lots, « nous allons travailler avec la CCI de l’Aude, le pôle Mer et Derbi et la Région pour mettre en place, pour l’éolien flottant, une plateforme CCI Business ». La plateforme sera présentée le 14/12 au salon Energaïa à Montpellier. « Tous ces clusters doivent permettre de faire avancer les choses pour que l’industrie en région tire son épingle du jeu dans ces projets d’éoliens flottants. Ils doivent travailler ensemble davantage. »
Collaborations
Demain, les collaborations doivent se poursuivre avec des sociétés telle que Mercator Océan, basée à Toulouse et spécialisée dans la modélisation numérique des océans. « Le pôle Mer Méditerranée doit faire connaître le potentiel des données que cette société est en mesure de diffuser gratuitement auprès entreprises de services marines. Elle a reçu 150 M€ de l’Europe pour ce programme », rappelle Guy Herrouin, membre fondateur du pôle Mer Méditerranée Egalement présent, Philippe Lattes, du pôle AerospaceValley, estime que « le rapprochement entre les différents pôles via des groupe de travail permet de faire émerger de nouvelles idées ».










