Culturespaces veut mutualiser ses offres avec le Pont du Gard
Culturespaces (filiale d'Engie), délégataire de service public (DSP) pour la gestion des monuments antiques de Nîmes veut mutualiser ses offres avec celles du Pont du Gard, qui lui est géré par un établissement public de coopération culturel (EPCC). « Sur les salons professionnels, nous ne partageons pas le même stand. Nos destinations ne sont pas vendues ensemble et surtout nous ne commercialisons pas de billet commun », regrette Michaël Couzigou, directeur de Culturespaces à Nîmes (CA : 3M€). Interrogé à ce sujet, Paolo Toeschi, directeur de l'EPCC du Pont du Gard rétorque dans une formule : « A la romanité, rien n'est impossible. Il y a aussi de notre côté une volonté de partenariat mais il faut d'abord un arbitrage politique. » Avec environ 400 000 entrées annuelles, les arènes de Nîmes sont la vitrine de Culturespaces dans la Rome française aux côtés de la Maison carrée (140 000 visiteurs) et de la Tour Magne (80 000). Malgré une augmentation globale de fréquentation de 120 % en 10 ans, les monuments romains de Nîmes totalisent moins d'entrée que le Pont du Gard, classé à l'Unesco. Situé à 30 km seulement de la préfecture gardoise, il attire, lui, quelque 1,5 million de curieux chaque année. Culturespaces a célébré cette semaine ses 10 ans de DSP à Nîmes. Depuis 2006, elle versé quelque 2,5 millions d'euros de redevance à la Ville.










