Aéroport Toulouse-Blagnac : 30 M€ de travaux engagés en 2016
Comme elle l’avait détaillé en novembre à La Lettre M, Anne-Marie Idrac, présidente du conseil de surveillance d’Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB) a confirmé, ce 13 janvier, les fortes ambitions de la plate-forme aéroportuaire. Avec 7,67 millions de passagers en 2015 (+ 2 % de hausse, soutenue par l’activité low cost) et une croissance de 4,7 % du trafic prévue cette année, Toulouse-Blagnac n’est pas loin d’atteindra sa capacité limite (8,5 M). Aussi ATB fait-elle le pari de se doter d’ici à 2018 d’une infrastructure dimensionnée pour 12 M de passagers (trafic envisagé à l’horizon 2030). Un développement qu’Anne-Marie Idrac qualifie de « maîtrisé », pour offrir au territoire un équipement « encore plus moderne et plus international qu'il ne l'est déjà ». Un chantier de reconfiguration et d’agrandissement de l’aérogare, chiffré à 30 M€, est lancé cette année, pour des mises en service s’étalant entre avril et novembre 2018.
Sont notamment prévus : l’extension et le réaménagement du hall D (regroupement des postes d’inspection filtrage sur un plateau de 2000 m2, avec 4 000 m2 de surfaces commerciales derrière) et la création d’une jetée de 2 500 m2, avec 5 portes d’embarquement, dans le prolongement du hall A, pour répondre au développement du trafic low cost et aux besoins des compagnies régionales. ATB devrait également lancer, fin 2016 ou début 2017, les travaux de son futur hôtel 4 étoiles de 148 chambres, qui sera exploité pendant 13 ans par l’Espagnol NH Hotel Group. « Le bail en VEFA est en cours de finalisation, tout comme les consultations des entreprises de conception-réalisation », précise Jean-Michel Vernhes, président du directoire d’ATB. Budget de l’opération : 20 M€, pour une ouverture prévue au printemps 2018.
En 2015, le chiffre d’affaires d’ATB devrait avoisiner les 123 M€ (41 M€ d’EBITDA), dont 51 % provenant de recettes extra-aéronautiques. « Nos recettes commerciales deviennent de plus en plus importantes et c'est une évolution commune à tout le paysage aéroportuaire européen », estime Anne-Marie Idrac.










